lundi 10 novembre 2008

Mario Dumont...pu capab' !

Bon. Normalement, je me prononce pas trop sur la politique. Oui, j'ai affiché sur Facebook mon soulagement et mon émotion lorsque j'ai appris en direct à la télévision la victoire d'Obama aux élections américaines mardi dernier. Quand même, quel moment historique porteur de changement. On l'a déjà dit ad nauseam depuis, mais c'est un grand pas que viennent de franchir nos voisins américains. Et on se doit aussi de saluer leur capacité à "l'ouverture" malgré tout. Tous ne peuvent pas se vanter d'en arriver là en partant d'aussi loin, et ce, en l'espace de quarante ans.

Les présidentielles américaines passées, nous nous retrouvons Québécois pour la troisième fois consécutive en élections. Et nous nous faisons à nouveau bombarder de discours politiques, de promesses électorales, de débats sur la place publique interminables... Personnellement, j'en ai marre. Mais je pense que ce qui me décourage le plus en ce moment, c'est les déclarations de Mario Dumont*. Pu capab' ! Ce matin aux nouvelles, je l'entendais clamer à propos du cours d'Éthique et de culture religieuse que l'imposition d'un tel cours pour les élèves du primaire au Québec était une négation de notre identité québécoise et de son histoire. Qu'au nom de la sauvegarde de l'identité québécoise, on devait prôner l'intégration plutôt que "l'idéologie du multiculturalisme".

Loin de moi l'idée de vouloir débattre de la place du cours d'Éthique et de culture religieuse, que j'estime pour ma part tout à fait inoffensif bien que je n'en connaisse pas le contenu réel, et loin de moi également l'idée de rouvrir un débat sur les accommodements raisonnables, mais il me semble que quand Mario Dumont parle de ce cours - et je cite - comme d'un "recul" pour la nation québécoise, c'est lui qui fait arriéré longtemps! Je ne pense pas que de cultiver l'ouverture d'esprit en 2008 soit synonyme de négation de sa propre culture. La définition de sa propre identité passe systématiquement par le contact que nous avons avec les autres, tant au niveau personnel qu'au niveau culturel.

Je ne suis peut-être pas calée en politique, mais mon opinion compte autant que celles de tous ceux qui prennent tribune. Je pense qu'en tant que société, nous n'avons pas besoin de quelqu'un aux propos aussi puristes comme leader. L'extrémisme, sous quelque forme que ce soit, me donne la chair de poule. Out, Mario Dumont. Ça fait trop longtemps qu'il se regarde le nombril.

Un baume sur ma frustration :
L'autobus des journalistes qui suivent la campagne de l'ADQ a emboutit l'autobus du chef du Parti libéral en quittant l'Assemblée nationale à Québec mercredi dernier lors du lancement de la campagne électorale. Bravo! Ça part sur les chapeaux de roue!

*Pour ceux qui habitent hors de la belle province, c'est le chef du parti de l'Action démocratique du Québec et qui propose un Québec non indépendant mais "autonome".

Pour des 5 à 7 hors de l'ordinaire

Je suis allée pour la première fois aux Nocturnes du Musée d'art contemporain de Montréal vendredi dernier, événement ayant lieu tous les premiers vendredis du mois, de 17hrs à 21hrs. Le hall d'entrée y est transformé en bar qui vous offre de délicieux et originaux cocktails à siroter entre amis avant d'aller visiter les expositions à l'étage supérieur dans une ambiance décontractée. On vous offre même une performance live d'un groupe de l'heure à voir dans la salle de concert, qui contient 700 personnes, ou sur l'écran géant dans le hall-devenu-bar. Un concept original qui semble avoir fait ses preuves puisque je n'ai jamais vu autant de monde au MACM! (Ça veut dire attention, files d'attente à prévoir, mais ça vaut le coup.) De plus, ça casse l'image austère que les plus réticents pourraient avoir par rapport musée d'art.

J'en ai évidemment profité pour visiter la très médiatisée exposition Sympathy for the devil, où l'art et la musique rock se mélangent savamment jusqu'à s'inter-influencer. Une trame de fond qui m'a rappelé tout au long de l'exposition celle de Warhol Live, présentée en ce moment au Musée des beaux-arts de Montréal. Toutefois, les deux expositions sont très différentes et se complètent bien. La thématique demeure captivante. Je n'ai pas eu le temps de visiter les deux nouvelles expositions qui avaient ouvert la veille, dont Idées de paysage / Paysages d'idées II, mais j'ai déjà hâte de le faire lors du prochain premier vendredi du mois au MACM...

Le prix d'entrée est le même qu'en semaine. Pour plus d'information : http://www.macm.org/fr/calendrier/47.html.

samedi 25 octobre 2008

Ah Paris!

J'ai été au cinéma cette semaine voir le film Paris du réalisateur Cédric Klapisch (L'Auberge espagnole, Les Poupées russes) mettant (encore) en vedette Romain Duris et la très jolie Juliette Binoche. J'ai adoré ce film à la fois profond et léger, parsemé d'émotions et de petits plaisirs. C'est l'histoire de Pierre, un jeune homme qui apprend qu'il ne lui reste que quelques semaines à vivre à moins d'avoir une transplantation cardiaque. Confiné dans son appartement (quel appartement! bordé par le mythique cimetière Père Lachaise et duquel on voit tout Paris, de la Tour Eiffel jusqu'à la Tour Montparnasse en passant par Notre-Dame), il prend plaisir à regarder les gens vivre depuis son balcon. C'est ainsi qu'on entre, le temps de quelques jours, dans la vie de ces gens qu'il observe et dont les destins se croisent. Je crois que pour pleinement apprécier ce film, il faut aimer et connaitre Paris car en réalité, c'est elle qui tient le premier rôle. C'est cette magnifique ville qui porte les personnages, qui nous entraine dans l'ambiance chaleureuse de ses différents quartiers et qui donne vie au film.

Ma scène préférée : Pierre est sur son balcon par un jour frais d'automne, à regarder Paris s'agiter autour de lui. Il tient dans ses mains un café chaud qui embaume et réconforte. Il semble bien. Il porte distraitement le café à ses lèvres, puis, riant de son réflexe, y renonce. Il retourne à l'intérieur et jette le café, sans y avoir touché, dans l'évier*. J'ai aimé combien cette scène silencieuse était parlante. Comment elle décrivait à la perfection un moment de bonheur. Le bonheur qui se retrouve dans les petits plaisirs, les plus simples, comme celui de tenir un café chaud entre ses mains par une journée fraîche. Le genre de bonheur qui me rejoint en tous cas.

Public québécois attention : c'est vraiment un film "français" qui, comme je m'amuse à le dire, se termine comme si le réalisateur avait manqué de pellicule pour la suite. Un genre de tranche de vie quoi! ;-) Pour plus d'infos, cliquez sur l'affiche du film dans la barre verticale de droite.

*Pour ceux qui n'auraient pas compris pourquoi il ne boit pas le café, il est cardiaque...

Andy Warhol au MBAM

Le 25 septembre dernier, j'ai été voir la nouvelle exposition Warhol live qui ouvrait au Musée des beaux-arts de Montréal et j'ai beaucoup aimé l'approche du musée face à l'oeuvre de Warhol. En effet, l'exposition explore la place omniprésente qu'a pris la musique, la danse et même la télévision dans le travail de l'artiste. Organisée telle une chronologie de sa vie, l'exposition nous entraine de salle en salle vers des décors toujours plus surprenants les uns que les autres, permettant aux visiteurs de s'imprégner de l'état d'esprit dans lequel Warhol aimait créer. Ne connaissant que les oeuvres les plus connues de ce pionnier du Pop Art, c'est avec plaisir que j'ai découvert l'impressionnant panel de ses réalisations colorées, l'effervescence et le glamour qui semblaient agrémenter sa vie et qui ont influencé sa création.


Mes coups de coeur dans l'expo : la salle qui représente la Silver Factory, atelier new-yorkais où l'artiste produisit des oeuvres en série et qui servait également de studio d'enregistrement et de tournage. Il y organisa plusieurs fêtes mondaines courrues par les gens les plus branchés de la Grosse Pomme. Un autre must, la salle qui nous transpose directement dans les années 70 avec en son centre un gros divan circulaire flanqué de confortables coussins n'invitant qu'à s'y laisser choire, des projections psychédéliques de toutes les couleurs dans la pièce et de la musique du groupe The Velvet Underground mur à mur.

Au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu'au 18 janvier 2009. Pour plus d'infos : http://www.mbam.qc.ca/micro_sites/warhol/index_fr.html

samedi 4 octobre 2008

Frustration futile

Dans un ordre d'idées vraiment plus futil que le précédent, hier soir j'ai croisé Grégoire, l'ancien candidat de l'émission Occupation Double, dans un café. Vraiment, il y a un genre de personne qui me revient pas, et c'est ben plate pour lui (quoi qu'il doit s'en foutre éperdument), mais il est en plein dedans. Il arrive au café, commande au commis "la même chose que d'habitude" en parlant bien entendu plus fort que tout le monde et en agissant comme s'ils avaient élevé les cochons ensemble pour que de 1) on le remarque et on dise "wow! c'est Grégoire" et que de 2) on sente que c'est un habitué du Café Dépôt coin Saint-Laurent/Prince-Arthur (c'est vrai que c'est terriblement édifiant). Jusque là, passe.

Je commande juste après lui une infusion qui ne nécessite de la part du commis que de mettre de l'eau chaude dans une tasse, je paie mes 2,07$ avec 2,25$ et je reprends le change, un gros 18 cents. Ben cibole, le Grégoire dit au commis "heille bonne soirée en tous cas, j'espère que tu pogneras pas juste du monde cheap de même" et ajoute, à l'attention de la fille qui l'accompagnait "moi le monde cheap qui reprennent leur change pour un café pis qui laissent pas de tip là...pas capable".

?!?! C'EST QUOI TON ESTIE DE PROBLÈME ?!?! Y a tu quequn qui t'a sonné face à claques?! Non mais premièrement, c'est quoi le powertrip d'insulter le monde gratuitement de même?! Et deuxièmement, j'ai rien contre laisser du tip, mais je ne me qualifierai pas de cheap quand je me rends moi-même au comptoir commander de l'eau chaude à un commis et que - ô super - il fait sa job. Bon, c'est vrai qu'il devait baver devant la perspective d'empocher mes 18 cents.... (!!!)

Je sais, je lui donne plus d'importance qu'il n'en mérite, mais ça m'a mis le feu au &#$ cette histoire...

Je stresse franchement pour rien

Récemmment, je discutais avec une amie. Étudiante à l'université et au Québec depuis trois ans, elle est originaire d'Afrique. Elle me racontait qu'aux vacances des Fêtes, elle retournerait dans son pays pour la première fois depuis son départ. Elle était évidemment très excitée et avait on ne peut plus hâte de revoir parents et amis. Toutefois, m'expliquait-elle, puisqu'elle n'avait pas encore la citoyenneté canadienne, elle était un peu laissée à elle-même une fois là-bas. Son pays étant dans un climat tendu, s'il se déclenchait un problème lors de son séjour, elle ne pourrait pas s'en remettre à l'ambassade canadienne et risquait d'être "coincée" là-bas. Un peu abasourdie, je lui ai demandé si cette situation la stressait, puisque moi, juste à l'écouter, j'étais angoissée. Elle m'a répondu que non. Elle n'était pas vraiment stressée car la guerre, elle connaissait, pour l'avoir déjà vécu. Ce qu'elle craignait cependant, c'était d'être en retard pour la rentrée des cours en janvier si la guerre éclatait là-bas.

Belle leçon d'humilité. Ça m'a permis de voir plus loin que mon propre nombril et réaliser, encore une fois, à quel point je suis privilégiée. Et combien certaines personnes ont une force qui leur paraît peut-être ordinaire, mais qui, pour moi, est extraordinaire.

lundi 22 septembre 2008

Le vent frais de l'automne

En ce premier jour d'automne, je reviens sur mon blogue trop longtemps délaissé. Il faut dire que l'été est une saison pas comme les autres où la routine arrive moins à s'incruster dans nos vies. Quand on voit l'été arriver, on pourrait spontanément penser aux journées qui s'allongent, au temps qui ralentit, aux vacances, au soleil, à la mer, au calme, aux 5 à 7 en bonne compagnie sur des terrasses ensoleillées, à une saison ou tout est tout à coup plus relax. Dans les faits, il me semble que les vacances, ce n'est jamais reposant! J'ai eu un été chargé comme jamais! La preuve, même plus le temps d'alimenter mon blogue.

N'allez pas croire que je me plains, j'ai eu un bel été rempli et ça, c'est une garantie contre l'ennui. D'un autre côté, j'ai encore une fois l'impression d'avoir "pelleté" une grosse quantité de choses à remettre plus tard devant moi. La montagne ne rétrécit jamais.

Jeudi dernier, j'ai eu la première nuit de sommeil relaxante depuis...je ne sais plus depuis quand, ça fait trop longtemps. Quand j'ai posé ma tête sur l'oreiller, je me suis sentie zen pour la première fois depuis des semaines, et j'ajouterais même des mois. J'ai senti que, enfin, rien ne pressait. Le bien que ça m'a fait! J'ai tellement bien dormi que le lendemain, je me suis réveillée à 8h51...alors que je travaillais à 9h00! Et vlan! Le stress qui recommence.

Je me souhaite et je vous souhaite à tous un automne zen, frais dehors et chaleureux à l'intérieur. Et je vais me coucher sur le champs car pour la rentrée, j'aimerais bien retrouver un mode de vie plus routinier. Y a des moments où la routine, ça a sa place en fin de compte...

lundi 14 juillet 2008

Le succès des Lost Fingers fait boule de neige

Les Lost Fingers auront le privilège d'assurer la première partie du concert de Paul McCartney le dimanche 20 juillet prochain sur les Plaines d'Abraham à Québec dans le cadre des festivités du 400e. Un spectacle à ne pas manquer - pour ceux qui auront la chance d'être sur place - car il s'agit du seul spectacle de McCartney en Amérique du Nord cette année!

De plus, je recommande aux gens de la région de Québec à se rendre au port de la vieille capitale afin d'admirer le Belem, qui y est amarré depuis hier. Ce navire breton de la marine marchande du XIXe siècle est le plus grand et le plus vieux trois-mats du monde à encore naviguer. J'ai été le voir à Montréal le week-end dernier et ça en vaut le coup d'oeil.

mercredi 9 juillet 2008

Des résolutions en juillet

Il y a déjà trois semaines de cela, mais bien en retard sur le reste du monde dans leurs résolutions de la nouvelle année et dans la reformulation de celles-ci au printemps par des phrases de type "top chrono, objectif bikini", j'ai décidé de me reprendre en mains côté santé. Comme tout le monde, j'ai été victime d'un laisser-aller alimenté par le train de vie métro-boulot-télé-dodo que m'impose la société (!).

Mon plan
J'ai décrété que mon ennemi numéro un était ma manie de grignoter à toute heure du jour, mon ennemi numéro deux étant le manque d'activités physiques! Comme j'adore manger et que je ne suis pas une grande sportive, j'ai décidé que combattre ces deux ennemis était suffisant pour le moment, la tâche m'apparait déjà colossale. J'ai choisi des objectifs simples, comme arrêter de grignoter des choses malsaines et incorporer de l'activité physique à mon horaire 3 fois par semaine pour, ultimement, avoir plus d'énergie et me sentir mieux dans ma peau. Et tant mieux si j'atteignais "l'objectif bikini" au passage, totalement par ricochet...

Mon plan santé-énergie :
  • Exit les biscottes et craquelins en tout genre! Choisir plutôt une galette de riz, des crudités et des fruits - frais ou séchés - (si, vraiment, l'envie de grignoter est irrépressible)
  • Diminuer ma consommation de sucre (faire un gros effort)
  • Manger des repas complets à des heures normales (ben...raisonnables)
  • Aller nager deux fois et faire une randonnée de vélo ou un circuit de marche rapide par semaine (parce que vraiment, ce sont à peu près les seules activités physiques facilement réalisables que j'aime un tant soit peu)
  • Prendre régulièrement des marches (essayer d'intégrer le jogging)
J'ai aussi décidé d'intégrer le thé vert et la graine de lin moulue à mon alimentation quotidienne, sachant que c'est excellent pour la santé (un petit plus, quoi).

Et dans le concret...
Je suis assez fière de dire que je n'ai pas replongé la main dans une boîte de biscottes depuis le jour où j'ai décidé que c'était fini et croyez-moi, j'adôôôrais ça. J'ai également l'impression d'être parvenue à favoriser des collations meilleures pour la santé. Comme ce qui est bon pour le corps n'est pas aussi bon au goût que les saloperies, j'ai fini par moins grignoter et l'envie a diminué! Concernant le sucre, je dirais que j'en consomme effectivement moins (si on enlève le sorbet de cette catégorie), bien que je me permette quelques gourmanderies le week-end. Après tout, faut pas virer fou non plus, ce qui fait du bien au moral ne peut pas être totalement néfaste, non?!?

Bilan sportif : j'ai été nager une fois, fait du vélo une fois (20km quand même!), fait une marche rapide une fois et pris une marche régulière une fois. On ne parlera pas du jogging, je n'ai même pas passé près d'essayer! ... ouin ... J'aurais peut-être intérêt à combattre mon ennemi numéro trois : exceller dans l'art de remettre à demain ce que je pourrais faire aujourd'hui!


P.S. Tant qu'à y être, je me cherche un ami qui voudrait bien venir faire du trampoline avec moi au centre sportif de l'UdeM puisqu'on ne peut réserver seul, si vous connaissez quelqu'un qui a son accréditation... ;-)

vendredi 4 juillet 2008

"Donnez-moi de l'oxygène" comme dirait la chanson

Ça y est, comme à chaque été passé à Montréal, j'ai une envie plusqu'aigüe de sortir de la ville, d'aller prendre l'air, d'aller décompresser ailleurs, là où l'oxygène existe encore. Faut pas me faire dire ce que je n'ai pas dit : j'adore la ville. Mais difficile de faire baisser la pression. Et puis Montréal, c'est super, mais l'été ça pue, c'est lourd, c'est sale, poussiéreux, bruyant... C'est une ville de soirées d'été. Ça, on ne peut le contester, avec ses festivals qui s'enchainent : Jazz, Juste pour rire et Francos, pour ne nommer que ces trois mastodontes. Il y a de la vie sur St-Laurent, Saint-Denis et Mont-Royal jusqu'à pas d'heure et des terrasses qui s'étendent derrière les façades collées des édifices, sans parler du mondial des feux d'artifice deux soirs par semaine.

Il y a de la vie à Montréal l'été. J'avoue que j'aime aller faire mes courses au Marché Jean-Talon, faire du lèche-vitrine en ville, pouvoir me payer une glace italienne ou un "half-sweet-non-fat-iced mocha" quand j'en ai envie, aller fouiner aux bouquinistes du Vieux Port, m'étourdir à la Ronde, flâner sur l'Île Ste-Hélène sous les beats électroniques du dimanche... Ouf!

Mais quand j'ai besoin de vacances, j'ai besoin de changer d'air, de grands espaces, de tranquillité, de cours d'eau, de mer salée, de bonnes bouffes maison à partager, de feux de camp et de guimauves grillées, de kilomètres de route à parcourir du pays en écoutant de la musique et à me dire que ça fait donc du bien. Aaaaaah! Et en écrivant ces lignes, j'entends le bruit du boulevard métropolitain, de ses camions, voitures et klaxons, et je me dis que, vraiment, j'ai besoin de changer d'air!

Photo : prise par moi-même au Nouveau-Brunswick en 2007...c'est ÇA pour moi les vacances.

Les Lost Fingers à Saint-Malo!

Chers lecteurs Malouins, ne vous sentez plus à l'écart de mes suggestions québécoises et allez entendre de vos propres oreilles les Lost Fingers se produire à St-Malo à compter du 26 juillet prochain dans le cadre de festivités pour le 400e anniversaire de Québec et du Transat Québec-Saint-Malo. C'est un rendez-vous à ne pas manquer!

D'autres activités malouines reliées au 400e de Québec :
  • Une fête du 400e de Québec est organisée demain, le samedi 5 juillet, par la Maison du Québec. Pour information, cliquez ici.
  • Le Musée Jacques Cartier présente l'exposition De Saint-Malo à Québec il y a 400 ans..., du 21 juin 2008 au 31 décembre 2008.

mercredi 2 juillet 2008

Encore du jazz manouche...

Vous aimez la musique qui bouge, l'air entrainant des guitares sèches, du violon et de la contrebasse? Alors vous aimerez à coup sûr découvrir le talentueux quatuor de jazz manouche Christine Tassan et Les Imposteures. Excellentes musiciennes, elles vous feront taper du pied et sourire dès les premières notes. Je les ai vues en concert à quelques reprises et à chaque fois, j'ai été étonnée de la qualité de leur prestation. Pour un aperçu audio de leur dernier album, sur lequel on retrouve des pièces composées par Christine Tassan mais également par les Astor Piazzolla, Claude Léveillé, Gilles Vigneault, Toots Thielemans et compagnie, cliquez sur le lien sous "mon poste d'écoute" dans la colonne de droite.

Pour les voir jouer en personne, elles se produiront ce dimanche 6 juillet à la scène General Motors du Festival de Jazz de Montréal à 18h30. Elles seront également de passage au Festival Acadien de Caraquet le 14 août prochain et effectueront une tournée au Québec cet été. Pour la liste des dates, consultez leur site Internet.

Les tubes des années '80 au Festival de Jazz

Vous adoriez les Pump Up the Jam, Touch me, Tainted Love, Billie Jean, Careless Whisperer ("I'm never gonna danse again...") et autres grands hits des années '80? Le groupe québécois The Lost Fingers (en hommage à Django Reinhardt) a recuisiné ces "tubes" à la jazz manouche et en a fait un véritable délice. Vous reconnaitrez les paroles, mais l'air est complètement recomposé d'accents jazz entrainants, un véritable bonbon pour l'oreille. Je vous invite à les découvrir en cliquant sur le lien qui mène à leur page web dans la colonne de droite, vous aurez droit à quelques extraits de leur album Lost in the 80's. De plus nous avons la chance de pouvoir les voir jouer live cette semaine au Festival de Jazz de Montréal, tous les jours lors des 5 à 7 Heineken, jusqu'au dimanche 6 juillet. Je n'y manquerai pas!

Pour plus d'information : http://www.montrealjazzfest.com/Fijm2008/programmation

vendredi 13 juin 2008

Three Delivery : sur nos écrans prochainement

Ma cousine, qui travaille pour les studios d'animation Fatkat, m'a suggéré d'aller visiter le site Internet de l'émission sur laquelle ils sont actuellement entrain de travailler, Three Delivery. J'ai trouvé le site de l'émission vraiment agréable à explorer et surtout, très complet. C'est un excellent outil marketing : on y retrouve une vidéo promotionnelle, la possibilité de télécharger la chanson d'intro (très accrocheuse) en MP3, des fonds d'écran, le synopsis de la série et une présentation des personnages ainsi qu'un bref historique dessiné de leur développement, et plein d'extras! De plus, je dois avouer que j'ai été conquise par le design "chinatown nord-américain" du site et le style artistique de la série.

Ce nouveau dessin animé sera diffusé sur les ondes de Radio Canada en janvier 2009, mais aussi sur YTV aux États-Unis et même en Europe. Surveillez l'arrivée de cette série dans votre coin de pays, ça promet! En attendant, allez visitez leur site : les plus jeunes de coeur ou les fans de séries animées y trouveront de quoi s'amuser quelques instants. (Le lien est dans mes coups de coeur Internet, à droite.)

mercredi 11 juin 2008

"Ze" moment...

J'ai trouvé la fin du dernier épisode de la télésérie Sex and the City qui m'avait tant touchée. L'extrait dure 10 minutes, mais "ze" moment est entre 7:58 min et 8:40 min. Faut être dans le contexte, évidemment, mais moi, ça m'a vraiment interpelée tout ça.

En amitié : pour le meilleur et pour le pire!


J'ai été voir hier le nouveau film Sex and the City, suite de la série télévisée qui s'est terminée il y a quatre ans après 6 saisons au petit écran. Je suis devenue une fan de la série un peu "sur le tard", je l'écoutais sporadiquement jusqu'à ce que je devienne accro avec la 6e saison. C'était à Paris et il en passait deux épisodes tous les samedis soir : hé oui! j'ai passé mes samedis soirs à PARIS pendant près de cinq mois à écouter Sex and the City! Je sais, j'aurais mérité un coup de sacoche Prada par la tête. ;-) Néanmoins, je me rappelle avec émotion combien j'ai pleuré lors du dernier épisode dans lequel Carrie, l'éternelle new-yorkaise déménagée à Paris, finit par rentrer au bercail où elle surprend ses amies dans leur resto favori... Je crois qu'à quelque part, ça m'interpelait beaucoup et c'est ce qui fait que c'est durant mon séjour à Paris que j'ai adopté cette série. Le film est selon moi non seulement une excellente suite, mais également une excellente façon d'y mettre un terme définitif, la boucle étant maintenant bien scellée.

Dès les premières notes de la désormais célèbre musique d'introduction, un frisson m'a traversée. Dès les premières images de New-York, j'avais déjà les yeux remplis d'étoiles. J'ai éprouvé un plaisir fou de la première à la 135e minute! Tout ce New-York, ces vêtements griffés dernier cri, ces chaussures et cette amitié indestructible m'ont rendue folle de joie malgré l'indéniable superficialité de la chose. C'est léger et pétillant comme un champagne, et j'aime! Je ne mentirai à personne, c'est un film 100% filles qui reprend le canevas d'une sitcom. Je crois don que les amateurs de la série seront plus enchantés que les néophytes, mais tout le monde peut passer un bon moment et partager de bons rires. Carrie, Miranda, Charlotte et Samatha, les héroines de la série, y vivent de loufoques aventures solidement liées l'une à l'autre. C'est l'amitié pour le meilleur et pour le pire, à la vie, à la mort.

vendredi 6 juin 2008

Album photo New York


J'ai ajouté un nouvel album de quelques clichés que j'ai pris lors de mon dernier passage à la Grosse Pomme en tant que guide. Je vous fais d'ailleurs la fleur de vous montrer mon uniforme jaune flashy même si la photo n'est clairement pas à mon avantage...ouf!

Le Creation Museum fait jaser

J'avais posté un petit billet sur mon blogue il y a quelques semaines (voir plus bas) sur le Creation Museum au Kentucky, qui rejette la théorie de l'évolution et présente l'histoire du monde - de sa création - en une surprenante représentation entièrement basée sur la bible. On peut y voir, entre autres, nombreuses représentations animales ou humaines (dont des humains qui cohabitent paisiblement avec des dinosaures!), le Jardin d'Eden, l'Arche de Noé, alléluia.

Le musée a été créé par l'un des concepteurs des attractions de Universal Studios en Californie pour la modique somme de 30 millions... Décidément, la réflexion à faire sur ce musée est doublement intéressante! Je me questionne autant sur ce qui y est présenté que sur la manière de le faire. Largement critiqué, ce musée a beaucoup fait jaser apparemment. Voici donc un reportage plus complet que j'ai déniché sur le sujet, par hasard (en anglais seulement).

La tête dans le guidon

Oui oui oui, je sais, je néglige mon blogue comme c'est pas permis... Ma vie trépidante (!) et occupée (ça oui) m'empêche de m'y consacrer depuis un petit moment : mariages (oui, avec un s), rapport de stage, bibliothèque, entrevues pour mon mémoire, boulot, petite escapade comme guide touristique qui m'a valu de me replonger dans l'étude de l'histoire de la ville et de l'État de New York, bref, je suis, encore une fois, presque dépassée par les évènements, mais je pense que j'arrive à gérer. Et de ces temps-là, mes temps libres en fin de soirée sont consacrés à un marathon de visionnement de l'excellente télésérie Les Filles de Caleb que j'ai louée à la bibliothèque. Ah ces Émilie et Ovila! Deux têtus au (très) mauvais caractère...

Pour ne pas intituler un 3e message "La broue dans le toupet", j'ai préféré utiliser une expression synonyme, mais ô combien imagée dont une amie m'a fait part récemment. J'ai, effectivement, la tête dans le guidon par les temps qui courrent! Mais c'est plutôt bon signe non? ;-) En tous cas, au moins, je peux pas dire que ma vie est ennuyante! Je vous reviens donc bientôt avec quelques péripéties et j'aimerais même, si j'y arrive, publier des petits billets plus régulièrement, plus courts que ceux que j'ai écrits jusqu'à présent, histoire de garder le tempo...et mes lecteurs! Vivement l'été!

Oh! J'allais oublier! J'essaie de mettre régulièrement à jour le contenu "interactif" de la colonne de droite, c'est donc à surveiller.

jeudi 15 mai 2008

If I can make it there, I'll make it anywhere...

...it's up to you, New York, New Yoooooork!!! J'ai déjà pensé, comme Frank Sinatra, qu'effectivement, si j'arrivais à "percer" à New York, rien ne me serait impossible. Ça a toujours été un rêve pour moi d'aller vivre là-bas ne serait-ce que quelques mois. En attendant que ça se concrétise - bien que je ne suis pas en reste, j'ai réussi à vivre à Paris qques mois! - j'ai quand même trouvé le moyen de m'en rapprocher un peu en travaillant là-bas comme guide touristique il y a quelques années. Et demain, je rechausserai mes souliers (ou plutôt l'uniforme vraiment pas sexy et très jaune) de guide le temps d'un week-end pour transmettre ma passion pour cette étonnante et stimulante ville à des jeunes du secondaire* en quête d'émotions fortes. À suivre...

*secondaire = lycée

mercredi 7 mai 2008

Du nouveau à droite

Performances urbaines
Le site du groupe Improv Everywhere réalise des "performances urbaines" cocasses assez intéressantes, particulièrement celle à la gare principale de New York (Grand Central Station) où 207 personnes figent en même temps durant 5 minutes. Impressionnant à voir! Cliquez sur le lien pour accéder directement à cette vidéo et profitez-en pour parcourir un peu le site, c'est amusant.


Un nouveau musée qui sort de l'ordinaire

Un mini-reportage de TF1 traite d'un musée d'histoire naturelle nouveau genre qui a ouvert ses portes en 2007 au Kentucky (USA) : le "Musée de la Création". Étudiant en muséologie, je me demande où est la limite là-dedans, jusqu'où une institution muséale peut-elle aller? Ce Disneyland à orientation ouvertement biblique mérite-t-il l'appellation (non contrôlée, rappelons-le) de "musée"? Pour voir le reportage.

Pour en savoir plus sur l'ouverture du Creation Museum (en anglais)

D'après Wikipédia, l'histoire du Creation Museum (en anglais)

Chroniques perfectionnistes en raffale

Pour le plaisir, quelques péripéties de ma vie de perfectionniste (et de ceux qui le sont moins qui vivent avec moi).

Les hommes et le sens de l'observation...
Récemment, alors que je m'affairais à la lessive, j'ai manqué de temps pour terminer ma tâche. La part de vêtements foncés étant dans la laveuse, la part de pâle jonchant le sol de la cuisine, j'ai décidé de laisser un mot à mon amoureux pour lui demander de mettre la brassée de foncé à sécher à son arrivée. Puis, comme des vêtements au milieu d'une cuisine me semblent encombrant, j'ai mis la pile de pâle sur la sécheuse pour la laver à mon retour. Il me semblait évident, avec mes yeux de lynx et mon pif de chien policier, que cette "tournée" de linge était sale et ce, même pour un sujet inexpérimenté.

Je suis rentrée plus tard que prévu ce soir là et j'ai demandé à mon amoureux s'il avait bel et bien mis les vêtements au sèche-linge. Il m'affirme alors que, dans un élan de gentillesse que je n'oserais critiquer, il a pris TOUS les vêtements secs, les a pliés et rangés. Je n'ai pu m'empêcher d'éclater de rire à la vue de toutes ces paires de bas sales - sans nommer le reste - à travers les propres et je n'ai surtout pu m'empêcher d'en faire un billet sur mon blogue. Puis, j'ai remis le contenu des tiroirs avec le linge sale...


Histoire de feeling
Parlant de guenilles*, il m'est très difficile de choisir des vêtements le matin. Il m'est impossible de m'exposer à la face du monde dans une tenue qui ne saurait conforter mon état d'esprit. En d'autres termes, si je ne feel pas pour mettre mon chandail x, ce chandail x va me déranger toute la journée et je vais me sentir hyper moche, même si la semaine précédente il me faisait sentir canon.

Alors, par une belle journée de printemps qui laissait les premiers rayons chauds traverser la couche d'ozone, je me retrouve à chercher un kit pour une entrevue. Évidemment, rien de ce qui se trouve dans ma garde-robe ne convient, d'autant plus que j'ai une écoeurantite aigüe de mes vêtements d'hiver. Je débarque donc au centre-ville pour chercher quelque chose qui soit à la hauteur du poste convoité. C'est à l'approche critique de la fermeture des boutiques que j'ai mis la main un veston-super-tendance-de-la-nouvelle-collection-printemps/été ... qui ne cadrait pas vraiment, voire vraiment pas, dans mon budget.

J'ai acheté ledit veston, avec lequel je me sentais d'attaque la journée de l'entrevue, inutile de le préciser, après avoir vérifié la politique de retour du magasin. J'ai laissé l'étiquette de prix en place (elle était accrochée à l'intérieur du veston, rien de plus facile), je me suis dépêchée de le retirer une fois l'entrevue terminée, puis, j'ai rapporté le veston au magasin illico, ni vu, ni connu. Je sais, c'est pas très correct, mais au moins j'ai eu le poste!

*guenilles = vêtements


Mon caprice matinal
Je ne sais pas pourquoi, mais à chaque fois que je règle mon réveil-matin, il doit être à une heure "pile". Par exemple, si en l'ajustant il tombe à 8:01, je refais systématiquement le tour du cadran pour le remettre à 8:00. C'est plutôt ironique, sachant que je snooze minimum une demie-heure tous les matins et que j'ajuste l'heure de la première sonnerie en conséquence. En bout de ligne, je dors, qu'il soit 8:00 ou 8:01.

Coup de coeur cinématographique

Je me devais d'écrire un petit quelque chose sur ce film fabuleux de Léa Pool que j'ai vu hier soir. Maman est chez le coiffeur est sans conteste au "top" de mon palmarès cinéma du moment. La réalisation est exceptionnelle : les plans de caméra, la musique, les acteurs, les dialogues et la direction photo font de cette production québécoise une petite merveille. Extrêmement touchant tantôt par la beauté, la légèreté ou la tristesse, le film - qui se déroule dans une banlieue du Québec des années 1960 - aborde le thème divorce et de l'enfance.

Je vais y aller franco : j'ai beaucoup pleuré (peut-être suis-je une hypersensible). Ce n'est pas le film à aller voir sur un premier rendez-vous, à moins que vous trouviez charmant un visage boursoufflé et des yeux rougis. Mais c'est définitivement un film à voir! Pour plus de renseignement, cliquez sur le lien dans mon palmarès cinéma.

mercredi 23 avril 2008

Divertissement savoureux

J'ai visionné hier le film québécois Dans une galaxie près de chez vous 2 et j'ai adoré! C'est un bonbon pour l'âme : dilatation de la rate garantie! Bien que je n'étais pas une fan inconditionnelle de la série et que je n'ai même pas vu le film précédent (j'ai quand même servi des sushis aux acteurs lors de la première!!), j'ai pu suivre l'histoire et apprécier les blagues de l'équipage du Romano-Fafard à leur juste valeur. J'ai même été impressionnée par le son et les effets spéciaux. On sent qu'il y a du budget là-dessous...

mardi 15 avril 2008

Jules, Bertrand et Émilie commencent à me taper sérieusement sur les nerfs...

Le début de mes péripéties avec Bell a commencé le jour où je les ai quittés pour un concurrent au tarif avantageux. Depuis ce jour, je suis bombardée de courrier des castors Jules et Bertrand pleurant mon départ. J'ai aussi reçu de nombreux appels jusqu'à ce qu'un "télémarketeur", me prenant au sortir de la douche, me fasse également sortir de mes gonds. D'une arrogance plus que déplacée, il m'assure que je finirai par revenir chez Bell en rampant parce qu'aucun concurrent ne leur arrive à la cheville. Insultée, je lui ai juré que jamais, ô grand jamais, il ne reverrait mon nom parmi ses clients... Jusqu'au jour où la promotion avec mon nouveau fournisseur a pris fin et que, par le fait même, leurs frais d'accès au réseau aient étrangement augmenté.

J'ai longuement réfléchit, puis, me voyant contrainte de marcher sur mes principes pour une question d'économie, j'ai décidé de rappeler Bell. J'avais oublié Émilie, la charmante réceptionniste virtuelle. Moi, parler à une machine, ça m'agresse! Je me sens tellement ridicule que je marmonne. Évidemment, j'ai droit à un : "Je n'ai pas bien compris votre demande, veuillez s'il-vous-plait répéter". Grrr... Quand j'ai fini par lui donner mon numéro de cliente, un préposé me répond et me demande la même chose. Je lui dit que je viens TOUT JUSTE de le donner à Émilie, mais l'information ne se rend pas jusqu'à lui apparemment. Sérieusement, dites moi à qui ça profite? Je préfère DE LOIN pitonner des chiffres dans un menu virtuel que de parler toute seule à mon combiné.

Après avoir parlé 45 minutes avec le vendeur de services - non pas sans lui avoir exposé que je revenais chez lui franchement à contre-coeur - il me fait une offre des plus alléchantes : 10$ de rabais sur le prix régulier de 29,95$ pendant un an plus les 3 premiers mois gratuits à condition de signer pour un contrat de 2 ans. Hésitante, j'ai finalement laissé mon compte en banque trancher. Évidemment, je reçois une première facture sans rabais. Je téléphone chez Bell et je parle à une dame qui, après m'avoir mise en attente pas moins de 15 minutes, reprend la ligne pour me dire que le problème est effectivement de son côté. Évidemment que c'est de votre côté!!! Elle me dit qu'elle enverra mon dossier aux demandes de révision, que le traitement prendrait de 6 à 8 semaines (tiens tiens, m'abonner a pris moins de 24 heures!) et que s'il s'avérait que j'aie raison, le crédit qui m'est dû serait appliqué mensuellement aux factures suivante. J'ai officiellement pogné les nerfs*. Je lui ai dit que je ne paierais pas ma facture, qu'elle me faisait déjà amèrement regretter d'être revenue chez Bell et que si j'étais pour être prise avec eux pendant deux ans, qu'on avait sérieusement intérêt à se comprendre.

Je reçois, trois semaines plus tard, un appel d'un agent de révision qui m'explique qu'il lui est impossible de m'offrir et le rabais mensuel de 10$ sur le tarif régulier à 39,95$ (rappelez-vous qu'initialement le prix régulier était de 29,95$) et les 3 premiers mois gratuits car il s'agissait là de deux promotions. Ah ben câ&$?@ ! Je lui ré-explique, avec une légère écume de rage au coin des lèvres, que je n'ai rien demandé à personne avant que ses castors me traquent jusqu'à m'acculer au pied du mur et qu'il allait me donner ce que son vendeur était venu m'offrir de son plein gré, point à la ligne. Non mais?!? C'est inouï cette volonté de fourrer (pardon) le monde! Le pire, c'est que l'agent me dit, suite à mes explications "ah oui oui, cette promotion LÀ, maintenant je m'en souviens. Je m'en occupe madame, ça va être réglé sur votre prochaine facture." J'ai rarement senti qu'on se foutait autant de ma gueule, moi qui ai dû ravaler mes principes et m'humilier en retournant chez Bell. Je trouve que j'en paie chèrement le prix.

À ce propos, j'ai trouvé une vidéo d'un autre client frustré, l'auteur Jean-François Mercier : p://fr.youtube.com/watch?v=-7GHrF3Y1oo

*pogner les nerfs = perdre son calme

mercredi 9 avril 2008

Exploration urbaine sur le web

J'ai fait la découverte, grâce au journal des étudiants de l'Université de Montréal, d'un site Internet fantastique! Il s'agit d'un projet "d'exploration urbaine" en photo mis en ligne à notre disposition et pour notre plus grand plaisir par des passionnés qui se promènent entre les États-Unis (principalement dans la région de New-York), la France, la Belgique, l'Europe et l'Australie afin de visiter des lieux abandonnés ou interdits d'accès au grand public pour nous en faire découvrir les côtés magnifiques ou terrifiants. Des photos d'une qualité exceptionnelle qui donnent tantôt des vertiges, tantôt des frissons dans le dos.

Endroits interdits
Enfant, j'adorais aller visiter des lieux abandonnés ou mystérieux afin d'y découvrir ce qui s'y cachait. J'ai toujours aimé l'exploration urbaine et je recherche encore l'insolite quand je me promène en ville. Les clichés sur ce site Internet ont ravivé ma fascination pour ces endroits industriels urbains qui offrents des coups d'oeil saisissants et qui prennent au ventre. Allez jetter un oeil sur le site, je suis certaine que vous ne serez pas déçus! Chaque lieu exploré est situé historiquement et mis en contexte. http://www.forbidden-places.net/

Voici un endroit que vous pourrez retrouver sur le site, l'Église Saint-Sulpice, située dans le 6e arrondissement à Paris. Cette église, 2e plus grande de Paris après Notre-Dame, m'a longtemps fascinée car mon trajet d'autobus s'y arrêtait quand j'étudiais à l'Université Paris III. Je n'ai jamais pu la visiter, elle était mystérieusement fermée à clef. Il ne s'agit pas d'un bâtiment abandonné, mais je vous recommande fortement les clichés de cette exploration urbaine. Sur la photo, j'aime particulièrement l'effet de l'immense croix étalée en pleine ville.










Photographie prise dans un asile new-yorkais.

samedi 5 avril 2008

Chroniques d'une perfectionniste

Au sortir d'un long processus d'interrogations, de réflexions et d'introspection, j'ai fini par m'avouer que j'étais atteinte de perfectionnisme quasi-pathologique (j'exagère à peine). Ne vous méprenez pas dans l'habituel concensus qu'il s'agit d'une hypocrite façon de parler de ses qualités. Non, non, je peux témoigner qu'il n'y a vraiment pas que du bon là-dedans! Afin d'exorciser mes manies irrationnelles, j'ai décidé de les canaliser dans la rédaction de chroniques relatant mes péripéties perfectionnistes. Ne cherchant pas à me faire une psychothérapie en ligne non plus, ces véritables faits vécus seront servis avec un grain de sel et une dose d'humour. Après tout, quoi de mieux que rire de ses tares pour s'en détacher?

Une définition du problème
Selon le Trésor de la langue française, un perfectionniste est une "personne qui est animée, obsédée, par un souci exagéré de la perfection en toute chose, notamment qui apporte un soin excessif dans la finition de son travail". En psychologie, le "perfectionnisme" est la manifestation d'un trouble anxieux. Les degrés d'intensité varient d'une personne à l'autre, mais de façon générale, la personne perfectionniste :
1) analyse de manière systématique les situations;
2) est méthodique tant dans sa vie personnelle que professionnelle;
3) juge les autres sur des critères de précision;
4) craint l'opposition;
5) serait plus efficace si elle était plus souple.
Elle est capable de prendre des décisions importantes, mais elle consacre beaucoup de temps pour les étudier et s'enlise souvent dans les détails au cours du processus décisionnel. Elle cherche l'approbation et a tendance à réagir avec scepticisme aux compliments personnels.

L'exemple de la couette
Je suis incapable de dormir dans des draps mal placés. J'ai horreur d'une couette qui toucherait le sol ou de draps qui ne seraient pas solidement ancrés sous mon matelas. Sérieusement, j'ai fait le test : in-ca-pable de dormir. Ça me rend tout simplement dingue! Comble de malheur, je partage ma couette avec un bienheureux qui ronfle paisiblement peu importe la disposition des draps. Et que dire des coussins décoratifs! C'est peut-être un truc de fille, mais je considère qu'un coussin décoratif, ornant un lit ou un divan, c'est fait pour décorer et non pour s'en servir comme appuie-tête, repose-pieds ou - pire! - repose-siège.

Hé oui, je me complique la vie avec des bagatelles : c'est ça être perfectionniste. N'allez pas croire que je ne réalise pas l'irrationnel dans tout ça. Mais je ne peux m'empêcher d'aller systématiquement tapoter un coussin décoratif qu'on aurait applati ou de me lever la nuit dans un élan d'agressivité et de désespoir afin de replacer les couvertures dans une disposition optimale favorisant mon sommeil paisible. Bénis sont les "je-m'en-foutistes"!

samedi 29 mars 2008

La broue dans l'toupet prise 2

Je sais, je sais, ça doit bien faire 3 semaines que je n'ai pas publié sur mon blogue! Comme l'indique le titre, je suis un peu dépassée par les événements ces temps-ci (pour mes lecteurs français, c'est ce que "avoir la broue dans le toupet" signifie). Que voulez-vous, ce n'est pas facile être une femme aussi occupée et en demande (oui, riez)!

J'ai perdu ma sagesse...
Je vous avais promis un texte sur mes aventures avant, pendant et après l'extraction de mes quatre dents de sagesse, mais je dois avouer que j'ai été déçue de constater à quel point ça ne m'inspirait rien. Ou était-ce la douleur? À part le fait que j'aurais grignotté la belle chaise en cuir neuve du dentiste tellement j'étais stressée, c'est plutôt banal comme événement. Après tout, le trois quart des gens ont déjà vécu ça un jour avoir l'air d'un écureuil qui vient de faire ses provisions, manger mou pendant 2 semaines et en profiter pour écouter Grey's Anatomy en raffale.

Ce qui m'a le plus marquée dans l'expérience, c'est le sédatif intraveineux. Parce que, afin d'éviter de mordre la chaise, on m'a offert un calmant. Mais j'étais loin de m'imaginer qu'on me brancherait un soluté dans le bras, des tubes à oxygène dans le nez, un moniteur cardiaque sur la poitrine et un instrument qui prend la pression toutes les 5 minutes sur l'autre bras! J'ai regretté de pas avoir pris un calmant avant qu'on m'administre le calmant!! J'étais tellement stressée que j'étais persuadée que leur machin intraveineux ne fonctionnerait pas. Que j'aurais le doux privilège, en plus d'être branchée de toutes parts, d'être pleinement consciente qu'on m'arrache quatre molaires qui s'accrochent pour rester en place.

Après une première injection, tous les muscles de mon corps se sont mis à picotter et les tuiles du plafond à bouger, mais mon cerveau était convaincu qu'il était trop fort pour succomber. Après une deuxième injection, c'est fou comme les choses vont vite et comme on devient zen, pour ne pas dire légume. Je me souviens à peine de ce qui s'est passé durant l'intervention. Et après avoir pris les antidouleurs prescrits, j'étais tout simplement euphorique. Je pourrais conclure en disant que ce fut (presque) agréable sur le coup, mais les deux semaines qui suivirent furent un peu plus pénibles et m'ont considérablement ralentie. Voilà donc où j'en suis.

mardi 11 mars 2008

Pas de flair...

Hé bien quelle surprise pour moi! C'est Continental, un film sans fusil qui a remporté le plus de statuettes lors du gala des prix Jutra - qui récompensent le cinéma québécois - dimanche dernier. Il a notamment remporté le Jutra du meilleur film québécois de l'année. C'est vrai qu'il était bien parti ailleurs sur le globe, mais quand même, ça m'a ébranlée un peu. Et dire que je n'ai vraiment pas aimé ce film... C'est peut-être ma consommation de culture de masse qui m'empêche d'apprécier le cinéma d'auteur. Mais non! C'est que je préfère de beaucoup les films plus lumineux. Quand même, si quelqu'un pouvait m'expliquer ce qu'il a de si génial, je suis ouverte aux commentaires!

dimanche 9 mars 2008

Ras-le-ponpon des mots à la mode

Y en a marre, j'suis pu capab', j'en ai ras-le-ponpon des mots à la mode et des néologismes "urbains"! En feuilletant mon Elle Québec du mois, j'ai été prise d'un sévère haut le coeur à la lecture de tous ces mots abondamment utilisés dans la presse magazine, les médias et la publicité. Je n'en peux plus d'assimiler ces stupidités, notamment en ce qui concerne les produits de beauté (et attention messieurs, ça vous concerne de plus en plus).

Dans le palmarès des mots à la mode qui m'agressent le système nerveux, je pense que la palme revient à l'expression gorgé(e) de... comme dans crème "gorgée de principes actifs hydratants", petits fruits "gorgés d'antioxydants", bain moussant "gorgé d'huiles essentielles", formule "gorgée de pigments" pour une couleur intense...vous avez compris l'idée. Je déteste les mots du genre "oligoélément", "antioxydant", "soin ultraperformant" ou "ultraciblé", "ylang-ylang", "Oméga-3", "complexe bio-machin", "acide glycolique à double action", etc.

On subit également la naissance plus ou moins souhaitable de plusieurs néologismes tel les adjectifs "dermorelaxant" ou "dermoholistique", les néologismes urbains (un autre adjectif avec lequel j'ai de la misère) tel que "métrosexuel" ou "übersexuel" et des néologismes tout court comme le mot "stick" qui fait apparament partie de la langue française maintenant. Hé oui, nous retrouvons sur le marché des sticks hydratants et des sticks joues, stick paupières, stick lèvres ou, pour les trois en même temps, des sticks mulitfonctions. Argh! Ça me donne des vertiges.

Je sais que c'est du marketing tout ça, mais en même temps, faudrait arrêter de prendre les gens pour des valises. S'il existait un produit miracle pour préserver la jeunesse, l'élasticité de la peau, les dents blanches, la cuisse ferme, alléluia!, ça ferait longtemps qu'on le saurait alors lâchez-nous un peu avec tous vos nouveaux "principes actifs" miraculeux! C'est quoi d'abord un principe actif?! C'est du grand n'importe quoi, voilà.

samedi 8 mars 2008

Nouveaux liens!

Bon samedi de tempête à ceux qui sont dans l'est canadien... J'ai encore fait quelques ajouts à ma liste de liens favoris (colonne de droite), que je vous invite à consulter. Premièrement, j'ai réactualisé les liens vers dans mon palmarès cinéma car je crois que c'est plus utile si vous désirez voir la critique du film ou ne serait-ce que la pochette du DVD! Ensuite, j'ai mis à jour mes découvertes musicales, notamment avec mon coup de coeur le plus récent : la bande originale du film Juno, qui est tout aussi délicieuse que le film lui-même. Finalement, j'ai ajouté des chansons dans mon poste d'écoute et des vidéos dans mes vidéos favoris!

Un petit bijou

Juno était en nomination aux Oscars pour le Meilleur film, la Meilleure réalisation (le montréalais Jason Reitman), la Meilleure actrice (l'haligonienne* Ellen Page) et a remporté la prestigieuse statuette du Meilleur scénario. Je l'ai vu récemment et je suis totalement tombée sous le charme de cette production indépendante au scénario touchant, aux acteurs au jeu juste, à la musique originale et différente. Quel petit bijou de film sans prétention, simple mais tellement bien fait. Un véritable régal pour les yeux, les oreilles et le moral!


*ça veut dire citoyenne d'Halifax, Canada.

lundi 3 mars 2008

La broue dans l'toupet comme on dit

J'écris brièvement pour vous dire que je n'ai pas délaissé mon blogue cette semaine, mais malheureusement (ou heureusement, ça dépend d'où on se place), j'ai un horaire plutôt chargé ces temps-ci. Je sens que mars ne sera pas de tout repos! En plus, ce soir, c'était "la" soirée télé de la semaine, avec Rumeurs et L'Auberge du chien noir à l'antenne, alors vous comprendrez que j'étais occupée (ha!ha!ha! voir messages précédents pour ceux qui n'auraient pas suivi la blague).

Je n'ai même pas eu le temps d'honorer ma tradition du samedi soir et de me louer un film. Par contre, j'ai été jeudi dernier à une représentation gratuite de Continental, Un film sans fusil, dans le cadre de la promo des films en nomination pour les prix Jutras. C'est pas ben fin ni bien objectif ce que je vais dire mais...j'ai trouvé ça très plate. La seule chose que j'ai aimé, c'est qu'on pouvait en deviner beaucoup sur les situations ou les personnages seulement d'après l'image (peu de dialogue). Ça, c'était réussi. Sinon, j'ai tout de même passé une excellente soirée entre filles avec ma chum Catherine (je déteste cette expression, mais à défaut d'avoir trouvé un terme moins fillette que "mon amie Catherine", hé ben, c'est ma chum) et qui dit "soirée de filles" pour nous dit Juliette et chocolat, potins, gesticulation autour d'une table trop petite et, évidemment, cacao à profusion. Huuuuum!!! J'ai mangé un super brownie napé de sauce au caramel à la fleur de sel AVEC un chocolat chaud classique bien onctueux (et, accessoirement, une crêpe-repas (une galette pour mes amis Bretons!!) et une petite salade).

Je vous laisse sur ces délicieuses paroles pour le moment. Surveillez prochainement les aventures d'une grande fille qui va se faire arracher les quatre dents de sagesses en même temps, je sens que ça va m'inspirer des péripéties palpitantes. ;-)



Pour les montréalaises en montagnes russes hormonales qui ne connaissent pas encore les bienfaits de Juliette et chocolat, cliquez sur le lien dans "mes bons restos" dans la colonne de droite.

mercredi 27 février 2008

Le manque de civisme d'un chef d'état

J'ai vu hier, peut-être comme plusieurs d'entre vous, un extrait du bain de foule de Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture à Paris. Je n'ai pu m'empêcher d'être choquée par les propos qu'a tenus le président de la République Française. (Cliquez sur le lien au bas du message pour voir l'extrait en question.) À mon humble avis, "casse-toi pauvre con" n'est pas une réponse digne d'un chef d'état à son concitoyen (doit-on lui rappeller?). Est-ce seulement moi, ou est-ce que ça fait très "enfant gâté" comme réponse? C'est ce que tu rétorques dans la cour d'école. C'est puéril, inapproprié, inacceptable même.

Je ne suis pas entrain de défendre l'homme qui l'a "agressé verbalement". Il manque de civisme, c'est flagrant, mais d'un autre côté il n'est pas tenu de serrer la main de quiconque, fut-il le Président de la République ou le Pape. Je crois qu'en tant que chef d'état, Sarkozy doit s'élever au dessus de ces manques de respect et faire preuve de maturité, de leadership, de professionnalisme quoi! Nous n'en sommes pas à sa première déclaration douteuse. Je pense qu'il est temps que quelqu'un rappelle à M. Sarkozy qu'il a des responsabilités et que par respect pour ses concitoyens, il ne doit pas s'abaisser à de telles réactions impulsives et vulgaires.

La devise de la République Française n'est-elle pas liberté - égalité - fraternité? Selon moi, "casse-toi pauvre con" ne correspond à aucun des trois idéaux que Nicolas Sarkozy a choisi de faire siens.

Pour voir la vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=opg9Ynj3Bw8.

lundi 25 février 2008

La soirée la plus glamour de l'année

Ô bon plaisir...j'ai suivi avec délectation - et un peu de neige dans mon écran car je n'ai, hélas, pas le câble - la soirée des Oscars hier. J'affectionne particulièrement ce rendez-vous annuel rempli de glamour, de cinéma et d'émotion! Mes favoris ont remporté des prix : vous l'aurez deviné, La Vie en Rose et... Ratatouille! (Évidemment, un film qui se déroule à Paris, qui a pour thème la gastronomie et pour héros une petite bête poilue aux yeux implorants, c'était LA recette pour me faire craquer.) Je tiens à souligner avec fierté que 10 canadiens, dont quelques montréalais, étaient en nomination dans cette course.

Je me suis félicitée d'avoir pu prédire certains gagnants, soit Ratatouille comme meilleur film d'animation, Javier Bardem comme meilleur acteur de soutient (No Country for Old Man), Daniel Day-Lewis comme meilleur acteur (There Will Be Blood), La Vie en Rose pour le meilleur maquillage et The Bourne Ultimatum pour le meilleur mixage sonore...ok, celui là c'était TOTALEMENT au hasard! ;-) J'aurais pensé que Cate Blanchett remporterait la statuette de la meilleure actrice de soutient pour son interprétation de Bob Dylan dans I'm Not There, mais l'honneur est revenu à Tilda Swinton (Michael Clayton), qui semblait si peu préparée à gagner qu'on l'aurait crue en peignoir au sortir de la douche...

Finalement, encore bouleversée par mon visionnement de La Vie en Rose, c'est avec beaucoup d'émotion que j'ai reçu la victoire de Marion Cotillard comme meilleure actrice. Je pense que j'ai pleuré autant qu'elle, sinon plus. C'est pas compliqué, j'ai été obligée de prendre une pause pour me remettre de mes émotions! Je trouve que c'est une fierté pour la francophonie qu'un prix si prestigieux soit remporté par un film qui, pour une fois, n'était pas dans la catégorie "meilleur film en langue étrangère".

Et maintenant j'attends avec impatience la sortie des numéros spéciaux de la presse magazine sur les robes de la soirée! Je prends autant de plaisir à feuilleter ces pages qu'à regarder la cérémonie. Pour celles (et ceux, qui sait?) qui, comme moi, raffolent de ces potins, en voici un aperçu : http://moncinema.cyberpresse.ca/en-photos/?display=000-1125-000-Oscars-2008---les-robes.html.

dimanche 24 février 2008

La France, le Québec, et l'humour

Fidèle à ma tradition du samedi soir, j'ai écouté hier le film Hors de Prix, mettant en vedette Gad Elmaleh et Audrey Tautou (Amélie Poulain, Ensemble c'est tout). C'était léger et amusant, sans plus, mais j'ai eu une suprise fort agréable en regardant le bêtisier (les bloopers en bon français de chez nous) : Gad Elmaleh y immite l'accent québécois et il l'a vraiment très bien, sans avoir recours aux traditionnels jurons qui semblent faire toute la richesse de notre langue selon nos cousins (sans commentaire et sans rancune).

Pour vous le démontrer sans vous obliger à vous taper le film (pas que ça soit mauvais, mais ça ne gagnera pas d'Oscar ce soir non plus), voici un extrait d'entrevue à l'émission On n'a pas toute la soirée lors du dernier passage de Gad au Québec : http://www.youtube.com/watch?v=j2lPIPVMlww. Dans la même émission, notre Martin Matte nous offre sa version du "français de France" et tente de percer à Paris : http://www.youtube.com/watch?v=Sf7VPJohg_A&feature=related.

J'ai aussi ajouté dans mes vidéos préférées le numéro Le ski que Gad Elmaleh avait présenté lors d'une édition du Festival Juste Pour Rire de Montréal. Le numéro est excellent, et à trois reprises il imite à la perfection l'accent québécois (voir au début et à la fin, alors qu'il dit "le blond ostie"...c'est le premier français que j'entends qui l'a réussi!).


Un peu de changement

Vous remarquerez peut-être que j'ai fait quelques changements sur mon blogue : j'ai créé une nouvelle section appelée "mes vidéos préférées", où j'ai d'ailleurs relocalisé quelques liens. Ainsi, vous pouvez voir des épisodes de l'excellente série humoristique Kaamelott, qui présente la légende des chevaliers de la table ronde et du Roi Arthur sous un angle un peu moins chevaleresque qu'on aurait pu le croire. Je vous invite aussi à regarder un épisode hors série des aventures de Sueurs Chaudes, disponibles sur le site Dailymotion (YouTube français). Cette série web où l'horreur côtoie le ridicule est entièrement réalisée par de jeunes Malouins talentueux et créatifs (qui forment aussi le groupe NPTH) que j'ai le plaisir de connaître. Ceux qui n'apprécient pas l'humour absurbe s'abstenir! Dans la même veine, j'ai trouvé la scène du film Brice de Nice qui m'avait fait le plus rire (interprétée par Jean Dujardin - le gars de Un gars Une fille en France - et Clovis Cornillac).

Culture or not culture, that is the question

En réponse à un débat hors blogue sur la culture "commerciale" de masse suscité par ma critique de Simple Plan, je voudrais simplement dire que oui, je consomme allègrement les produits de culture populaire de masse. J'ai donc décidé de faire mon coming out publiquement : OUI, je suis abonnée à Elle Québec, OUI mon type de littérature préféré en ce moment c'est la chick litt, OUI j'écoute plus souvent qu'autrement des feel good movies, OUI je choisis souvent le Starbucks plutôt que le commerçant local, OUI j'écoute L'Auberge du Chien Noir à Radio-Canada et OUI je crie "c'est ma touuuuune" quand j'entend dernier hit de Rihanna dans un bar. Bon. Et savez-vous quoi? J'aime ça! Y a quand même des choses pire que ça dans la vie (comme posséder un Hummer en ville). Un moment donné, le débat "culture populaire" VS "vraie culture", c'est intéressant, mais au quotidien, ça fera... Ben oui, je le sais que c'est choses-là sont faites dans le simple but de me plaire (en fait, de plaire au plus grand nombre). Comme mon ami me l'a si bien dit, c'est vrai que c'est comme la bouffe au McDo : c'est pas trop épicé, juste assez sucré et salé pour que tout le monde aime ça. Mais moi j'aime pas le fast food alors j'peux-tu aimer le reste en paix svp?

jeudi 21 février 2008

En faveur d'une diversité culturelle...musicale!

En réponse à un ami qui s'est prononcé (hors blogue) sur ma critique du nouvel album de Simple Plan et donc, par le fait même, sur mes goûts musicaux, je tiens à spécifier que je ne me déclarais pas une inconditionnelle du groupe. Pas que je sente le besoin de me justifier (même si c'est ce que je suis entrain de faire!), mais il s'agit d'une critique objective. J'ai toujours aimé partager mes découvertes et mon opinion sur tout plein de sujets, et c'est un peu l'esprit de mon blogue de le faire. De plus, depuis que je m'emploie occasionnellement à vendre des disques, je me fais un devoir d'écouter ce qui se trouve sur les tablettes, et qui se vend! Avec près de 7 millions d'album vendus avant la sortie de leur troisième opus, je pense que Simple Plan méritait à tout le moins cette attention de ma part.

Qu'on qualifie de commercial un album importe peu à la qualité de ce qui peut être produit dessus. Ce que je prône moi, c'est l'ouverture d'esprit question diversité musicale! Je pense pouvoir affirmer que je ne me cantonne pas à un seul style musical et j'en suis fière! Ça surprend les gens et permet d'excellents sujets de discussion. Ça me permet de dire que j'aime les Jackson 5, AC/DC et Rihanna. Ou que j'ai déjà acheté un album d'Iron Maiden, un des Backstreet Boys et la trame sonore du Fabuleux Destin d'Amélie Poulain en même temps devant un commis du HMV supris. Ça me permet aussi de dire sans gêne que je suis allée voir des spectacles des Backstreet Boys, d'Ozzy Osbourne, de Bon Jovi, de Green Day, de No Doubt, des Trois Accords, de Silverchair, de Mes Aïeux, des Shout Out Louds, des Cowboys Fringants et même d'Anonymus (métal) et que j'ai aimé ça. Et au risque de faire sourciller ceux qui en ont contre la pop, je dirai également je ne suis pas peu fière de pouvoir aller applaudir Céline Dion en août prochain!! (Parce que, ben oui, I love Céline!)

Parlant de musique, laissez-moi vous suggérer une autre de mes récentes trouvailles, la bande originale de Across the Universe, qui offre à découvrir des chansons des Beatles reprises par les artistes du musical (aussi disponible sur DVD). Ça nous donne l'occasion de réentendre nos classiques de façon différente et rafraîchissante! Voici un extrait que j'aime bien, All my Loving : http://www.youtube.com/watch?v=iLZMdM7aLn4.

Pour voir la critique du film : http://www.cinoche.com/films/3338

dimanche 17 février 2008

Mes coups de coeur de la semaine

Chaque fois que j'en ai la chance, j'adore me louer des vidéos le vendredi ou le samedi soir. Hier, j'ai regardé La Vie en Rose (La Môme en France). C'est mon amie Élise qui m' en a donné le goût, sans le savoir, en disant qu'elle était "complètement hantée par la performance de Marion Cotillard" depuis qu'elle avait vu le film. Et je lui répond aujourd'hui que nous sommes deux. Ce film est un véritable chef d'oeuvre. Quelle interprétation bouleversante! Et quel personnage touchant, à la fois si brisé par la vie et si passionné, qu'était Édith Piaf.

Cette brillante réalisation esquisse la vie du personnage à travers quelques fragments de son existence complexe et peu ordinaire. Le film est renversant, bien que l'histoire soit très morcelée et donc pas forcément facile à suivre pour quelqu'un qui, comme moi, ne connaissait pas du tout la vie de la Môme Piaf. Et quelle vie! J'ai braillé comme un veau qui a perdu sa mère à plusieurs reprises... Le jeu de Marion Cotillard est saisissant dans son interprétation de la déchéance physique de la diva, rongée par les excès et la maladie. Elle est d'ailleurs en lice pour le titre convoité de l'Oscar de la meilleure actrice, et elle le mérite. Les chansons L'Hymne à l'amour et Non, je ne regrette rien n'auront plus jamais la même signification pour moi.

Ce soir, en zappant entre deux prises de Tout le monde en parle, je suis tombée sur la rediffusion des British Academy Film and Television Awards au moment où la jolie Marion recevait le prix BAFTA de la meilleure actrice pour La Vie en Rose, devant Cate Blanchet. Vous parlez d'un timing! Le film a également remporté les prix pour la meilleure musique, les meilleurs costumes et le meilleur maquillage/coiffure.



Édith Piaf et Marion Cotillard : quelle ressemblance!

L'actrice recevant son prix le 10 février dernier :




Des ptits gars de chez nous
J'ai fait l'écoute du nouvel opus éponyme de Simple Plan, groupe québécois de renommée internationale, disponible en magasins depuis le 12 février dernier. J'ai bien aimé leur nouveau son, qui comporte beaucoup plus d'influences pop que les deux premiers albums. Le groupe a en effet collaboré avec de grands noms de la pop ayant travaillé avec Timbaland, Justin Timberlake et même -oh!- les Backstreet Boys!

Conservant un son rock comme trame de fond, ce troisième album se veut moins punk que les précédents, plus pop, et je dirais, plus versatile par conséquent. Malgré le succès radio largement appréciable When I'm Gone, la quintette s'adresse toujours à son public habituel, dont la moyenne se situe entre 14 et 26 ans. Leurs fans les plus puristes seront peut-être déçus des influences frôlant le hip hop sur certains titres comme Generation. J'ai personnellement été fortement perturbée par le début très "Eye of the Tiger-Lil' John-Backstreet Boys" de la chanson - mélange de styles pour le moins surprenant - mais si vous survivez au 43 premières secondes, le refrain est excellent! Le reste de l'album est très réussi, ce qui me permet de proclamer le petit dernier de Simple Plan coup de coeur de la semaine.

samedi 16 février 2008

Petite précision...

Je voulais simplement préciser que je sais que les noms propres tels que "Paris" et "Bretagne" prennent des lettres majuscules. S'il n'y en a pas dans les titres de mes albums photos de la colonne de droite, c'est simplement parce que la mise en page de Blogger est faite comme ça et que je ne suis pas assez calée en informatique pour y changer quoi que ce soit...

Voilà! :-D

jeudi 14 février 2008

Mon défi "macaron"

Mon ancienne patronne chez Jukado, Céline, s'était lancé un défi il y a plusieurs années après avoir goûté une incroyable tarte tatin en France. Depuis, elle multiplie les essais afin de reproduire ce goût précis et subtil. Ayant été moi-même un heureux cobbaye de ses tartes, il m'est apparu tout naturel de me lancer, à mon tour un défi de taille.

C'est ainsi que j'ai décidé de me m'exercer à la confection de macarons! Ces fines pâtisseries dont je suis folle sont faites à base de poudre d'amande et de blanc d'oeuf et, détrompez-vous, sont particulièrement difficiles à réussir. Saviez-vous que ces bouchées à la fois moelleuses et croquantes ont été inventées au Moyen-Âge en Italie? Elles sont arrivées en France lors de la Renaissance et un pâtissier en fit cadeau au roi Louis XIV à l'occasion de son mariage en 1660. Depuis, ce petit bonheur en bouche est une tradition et Marie-Antoinette elle-même en raffolait, accompagné de champagne. Quelle femme de goût!! (Voir le film de Sophia Coppola pour la preuve en images, très bon film d'ailleurs, surtout pour la qualité photographique.)

C'est le petit fils de M. Ladurée, fondateur de la boulangerie éponyme rue Royale à Paris en 1862, qui en inventa la version parisienne constituée de deux biscuits avec une ganache au centre. Il existe un livre très intéressant sur cette pâtisserie qui produit les macarons les plus exquis qui soient (oui, il est en vente au Québec, et non je ne l'ai pas ;-) hihihi!). Ladurée est devenu une ligne de chics salon de thé parisiens dont la marque de commerce est le macaron aux couleurs vives et aux parfums originaux. Quelques exemples : orange-safran, violette-cassis, champagne, abricot-gingembre, fraise-coquelicot, épices et fruits rouges, etc. Certains restaurants se sont même lancés dans la confection de macarons salés, servis à l'apéro. On retrouve donc du saumon fumé et du fromage frais ou du foie gras et de la figue au lieu de la ganache.

Je ne sais si mon blogue vivra assez longtemps pour publier l'atteinte de mon objectif, mais je suis certaine que j'aurai beaucoup de plaisir à vous faire goûter mes nombreux essais! ;-)


mardi 12 février 2008

Hé oui, ce sont mes photos

Pour répondre à une question que j'ai reçue, oui, les photos que j'ai mise en lien sur ce blogue sont bien les miennes (sauf le coucher de soleil, ça, ça vient pas de moi pcque j'avais oublié mon appareil cette journée-là!!). Je les ai prises en novembre dernier. En cliquant sur le diaporama, vous accéderez à un petit album que j'ai créé sur Picasa. J'ai sélectionné 24 photos parmi mes favorites pour chacun des deux albums.

Sur ce, bonne Saint-Valentin à tous! Je vous envoie un macaron à la framboise (de chez Ladurée, bien sûr!) spécial pour l'occasion...hummm! ;-)

dimanche 10 février 2008

Les frontières de l'intimité

Tout le monde a sa "bulle" personnelle. On a tous nos propres règles quant à la distance confortable entre soi et les autres et chacun a ses limites. Certains sont très à l'aise avec le fait de toucher abondamment, d'autres s'en tiennent à une poignée de main distante et il y a autant de sujets de conversation "inappropriés" que d'interlocuteurs. Ça passe souvent par la culture et il suffit de voyager un peu pour se rendre compte de l'importance de ces non-dits complètement intégrés à la personnalité de chacun. Autour de nous, il faut juste savoir observer un peu pour rapidement comprendre à qui on a affaire et ainsi éviter de transgresser grossièrement les "frontières de l'intimité des autres". J'ai moi-même récolté quelques anecdotes à ce propos.

Le type trop friendly
Je déteste me faire interpeller d'un "Caro" alors que j'ai à peine 10 minutes de conversation au total avec mon interlocuteur. Il me semble que c'est pas difficile de comprendre que ça prend une certaine familiarité pour donner un surnom à quelqu'un, aussi approprié semble-t-il. C'est un peu comme tutoyer d'emblée quelqu'un qu'on nous présente, j'ai de la misère avec ça. On a pas élevé les cochons ensemble que je sache. Je trouve donc agressant de me faire appeller Caro par quelqu'un qui me connait à peine. Pas besoin d'avoir fait les 400 coups non plus pour être plus familier, c'est une question de jugement. Mais quand quelqu'un me dit "hé Caro!" et que j'ai peine à placer un nom sur son visage, c'est mauvais signe.**

On va se garder une ptite gêne
Une autre chose avec laquelle j'ai de la misère, c'est les pratiques d'hygiène en public. Un peu de retenue svp! Bon, il m'arrive personnellement de me mettre du mascara dans le métro, mais je n'irais pas jusqu'à me trimer les poils du nez non plus (pas que j'en aie, c'est un exemple)! Vous avez déjà vécu la désagréable expérience d'une personne qui se met à se couper les ongles - d'orteil en plus! - en votre présence?! Comment réagir quand un collègue de travail se cure les dents jusqu'aux amygdales devant vous?! Pour moi, la soie dentaire, c'est en une frontière. C'est du domaine privé. Je ne partage même pas ce degré d'intimité avec mon chum alors quand mon collègue en fait abondamment usage pendant que j'essaie de manger calmement mon sandwitch sur l'heure du lunch, et qu'il sent le besoin de me parler EN PLUS, là, wô. (Fait vécu) Il est sûrement ben fin, mais ça me coupe comme l'envie de le connaître d'avantage. Moi, c'est drôle, j'ai pas envie de jaser quand t'as un fil entre deux molaires pis que tu craches des résidus de ton lunch dans l'évier.

Un bisou, deux, trois ou rien du tout?
J'en arrache également côté "bisoutage". Un peu comme la poignée de main entre gars : on y va pour la chummy ou la classique? (Louis-José Houde, pour ceux qui ont pas vu son premier spectacle, louez-le!) Premièrement, moi je sais jamais de quel bord partir! Parrait que les français partent à gauche, nous on semble partir à droite et les anglais sont ben déroutés quand on s'approche la face. Après ça, on se donne une étreinte ou pas? À qui on en donne? S'il y a étreinte, c'est après un ou deux bisou? Moi je sais jamais. Y a toujours comme un malaise avec "le bisou social". Chez les français, c'est un automatisme. Toute présentation est accompagnée d'un frotte-joues. Une fois j'ai oublié d'avertir une amie de ce phénomène et quand je l'ai présentée à une gang de français, je l'ai sentie dépassée par les événements, lisant un fond de panique dans ses yeux. C'est vrai que quand tu t'y attends pas, ça laisse un peu perplexe 8 personnes qui te passent sur le corps en se nommant. Et puis quoi de pire que celui qui, parti dans son élan, s'enligne un troisième bisou qui passe dans le beurre parce quoi toi t'as fini?! Malaise. Non, vraiment, ça devrait être écrit quelque part, comme un genre de protocole universel, parce que c'est pas facile de s'y retrouver.

**Ce commentaire ne vise aucun d'entre vous à qui j'envoie mes mise à jour du blogue... ;-)