samedi 4 octobre 2008

Je stresse franchement pour rien

Récemmment, je discutais avec une amie. Étudiante à l'université et au Québec depuis trois ans, elle est originaire d'Afrique. Elle me racontait qu'aux vacances des Fêtes, elle retournerait dans son pays pour la première fois depuis son départ. Elle était évidemment très excitée et avait on ne peut plus hâte de revoir parents et amis. Toutefois, m'expliquait-elle, puisqu'elle n'avait pas encore la citoyenneté canadienne, elle était un peu laissée à elle-même une fois là-bas. Son pays étant dans un climat tendu, s'il se déclenchait un problème lors de son séjour, elle ne pourrait pas s'en remettre à l'ambassade canadienne et risquait d'être "coincée" là-bas. Un peu abasourdie, je lui ai demandé si cette situation la stressait, puisque moi, juste à l'écouter, j'étais angoissée. Elle m'a répondu que non. Elle n'était pas vraiment stressée car la guerre, elle connaissait, pour l'avoir déjà vécu. Ce qu'elle craignait cependant, c'était d'être en retard pour la rentrée des cours en janvier si la guerre éclatait là-bas.

Belle leçon d'humilité. Ça m'a permis de voir plus loin que mon propre nombril et réaliser, encore une fois, à quel point je suis privilégiée. Et combien certaines personnes ont une force qui leur paraît peut-être ordinaire, mais qui, pour moi, est extraordinaire.

1 commentaire:

Unknown a dit…

coucou
on t'a renvoyé Jo en bonne santé et justement je lui ai passé le film "persepolis" qui m'avait inspiré la même reflexion que toi sur la guerre. il m'a dit qu'il le regarderait avec toi , alors bon visionnage !