Pour le plaisir, quelques péripéties de ma vie de perfectionniste (et de ceux qui le sont moins qui vivent avec moi).
Les hommes et le sens de l'observation...Récemment, alors que je m'affairais à la lessive, j'ai manqué de temps pour terminer ma tâche. La part de vêtements foncés étant dans la laveuse, la part de pâle jonchant le sol de la cuisine, j'ai décidé de laisser un mot à mon amoureux pour lui demander de mettre la brassée de foncé à sécher à son arrivée. Puis, comme des vêtements au milieu d'une cuisine me semblent encombrant, j'ai mis la pile de pâle
sur la sécheuse pour la laver à mon retour. Il me semblait évident, avec mes yeux de lynx et mon pif de chien policier, que cette "tournée" de linge était sale et ce, même pour un sujet inexpérimenté.
Je suis rentrée plus tard que prévu ce soir là et j'ai demandé à mon amoureux s'il avait bel et bien mis les vêtements au sèche-linge. Il m'affirme alors que, dans un élan de gentillesse que je n'oserais critiquer, il a pris
TOUS les vêtements secs, les a pliés et rangés. Je n'ai pu m'empêcher d'éclater de rire à la vue de toutes ces paires de bas sales - sans nommer le reste - à travers les propres et je n'ai surtout pu m'empêcher d'en faire un billet sur mon blogue. Puis, j'ai remis le contenu des tiroirs avec le linge sale...
Histoire de feelingParlant de guenilles*, il m'est très difficile de choisir des vêtements le matin. Il m'est impossible de m'exposer à la face du monde dans une tenue qui ne saurait conforter mon état d'esprit. En d'autres termes, si je ne
feel pas pour mettre mon chandail
x, ce chandail
x va me déranger toute la journée et je vais me sentir hyper moche, même si la semaine précédente il me faisait sentir canon.
Alors, par une belle journée de printemps qui laissait les premiers rayons chauds traverser la couche d'ozone, je me retrouve à chercher un
kit pour une entrevue. Évidemment, rien de ce qui se trouve dans ma garde-robe ne convient, d'autant plus que j'ai une écoeurantite aigüe de mes vêtements d'hiver. Je débarque donc au centre-ville pour chercher quelque chose qui soit à la hauteur du poste convoité. C'est à l'approche critique de la fermeture des boutiques que j'ai mis la main un veston-super-tendance-de-la-nouvelle-collection-printemps/été ... qui ne cadrait pas vraiment, voire vraiment pas, dans mon budget.
J'ai acheté ledit veston, avec lequel je me sentais d'attaque la journée de l'entrevue, inutile de le préciser, après avoir vérifié la politique de retour du magasin. J'ai laissé l'étiquette de prix en place (elle était accrochée à l'intérieur du veston, rien de plus facile), je me suis dépêchée de le retirer une fois l'entrevue terminée, puis, j'ai rapporté le veston au magasin illico, ni vu, ni connu. Je sais, c'est pas très correct, mais au moins j'ai eu le poste!
*
guenilles = vêtements
Mon caprice matinalJe ne sais pas pourquoi, mais à chaque fois que je règle mon réveil-matin, il doit être à une heure "pile". Par exemple, si en l'ajustant il tombe à 8:01, je refais systématiquement le tour du cadran pour le remettre à 8:00. C'est plutôt ironique, sachant que je
snooze minimum une demie-heure tous les matins et que j'ajuste l'heure de la première sonnerie en conséquence. En bout de ligne, je dors, qu'il soit 8:00 ou 8:01.