Lundi matin, 7 septembre 2009, 6h51. Je suis debout de puis déjà plus d’une heure et attablée devant mon ordinateur. J’attend que l’eau atteigne son point d’ébullition pour la verser dans la cafetière Bodum. (Un café très attendu!) Ça fait pile huit jours qu’il fait beau sans arrêt. J’ai le rhume des foins depuis 20 jours, mais les rayons énergisants du soleil arrivent à me le faire oublier. (Ainsi que les Réactine!)
C’est ma dernière journée de travail à la maîtrise, l’avant-dernière journée de ma longue carrière d’étudiante. Demain, j’imprime et je rends (oui oui, les deux dans la même journée, je suis optimiste…et dernière minute jusqu’au bout) mon mémoire. J’ai encore des corrections à faire, mais je suis confiante. J’ai mal dans le cou, l’épaule et tout le bras gauche à cause du rythme de travail soutenu des dernières semaines et du stress, mais je suis bien.
Mercredi, je commence une autre vie. Je ne sais pas de quoi elle sera faite. C’est excitant.
lundi 7 septembre 2009
samedi 21 février 2009
Les petites filles ne comprennent pas les garçons...et vice versa
Cette semaine, j'ai été voir He's Just Not That Into You (Laisse tomber, il te mérite pas en français), film dont j'attendais la sortie avec impatience. Premièrement, parce que je regarde tout ce que Jennifer Aniston fait (hé oui!) et deuxièmement, parce que j'avais hâte de voir le livre à succès du même titre porté à l'écran par un excellent casting d'acteurs. Je n'ai pas lu le livre en question, mais il avait fait couler beaucoup d'encre parce que son co-auteur, Greg Behrendt, consultant sur quelques épisodes de Sex and the city, osait enfin dire franchement aux femmes de ce monde d'arrêter de croire qu'il existe mille et une raisons pour lesquelles leur dernier cavalier ne les a pas rappelées : il n'est tout simplement pas intéressé, point barre. Le livre en question semble flirter davantage avec le style de la "croisssance personnelle" qu'avec le récit pour filles en quête de romance, aussi ai-je pensé que le film serait plus "rentre dedans" tel que laissent supposer les extraits du bouquin que j'ai captés, ou même la publicité du film : "Bads boys really are just bad boys" et "He's not afraid of ruining the friendship"* peut-on lire sur les affiches.Tout tente de nous convaincre que ce film n'est pas un classique film de filles, et j'y ai cru (n'est-ce pas là toute l'escence du message : arrêter d'être aussi crédule?!). Sur le site officiel du film, une excellente vidéo mettant en vedette les acteurs masculins explique aux hommes pourquoi il ne s'agit pas d'un film de filles en déclinant 10 clichés que vous ne retrouverez pas dans le film. Mon cliché préféré : une tendance selon laquelle les filles se mettraient à chanter inopinément, objets domestiques faisant office de micro, au son de leur chanson préférée. (Franchement, c'est un cliché qui ne colle pas à la réalité...comme si j'avais déjà chanté All by myself de Céline Dion ou Please don't go girl des New Kids on the Block avec mon téléphone sans fil, ou ma brosse à cheveux?!?!? pfffff!!). La vidéo, disponible en anglais seulement, vaut un petit détour sur le site Internet : http://www.hesjustnotthatintoyoumovie.com/ (il faut cliquer sur "Top 10 Chick Flick Clichés not found in the movie!").
Mais dans les faits, ne vous y méprenez pas vous aussi, c'est totalement un film de filles. La preuve : la scène de la demande en mariage improbable. J'étais à fond dans le moment : yeux larmoyants rivés à l'écran, motton dans la gorge, positionnée sur le très bord de mon siège de cinéma, pensant que ce genre de scène n'arrive pas dans la "vraie vie" (...et si ça arrivait exceptionnellement? Ça pourrait m'arriver! Oh oui, ça pourrait arriver. Après tout, une fille a bien le droit de rêver non?!) lorsque j'entendis deux énormes sanglots devancer les miens à bâbord. Je n'ai pu m'empêcher de regarder et j'ai aperçu deux filles en larmes, morve au nez et mouchoirs à la main qui s'exclamaient que c'était donc beeeeaauuuuuuu-ô-ô-ô-ô et bouuuuhouuu houuu houuu et sniffff sniff sniff. Ça m'a coupé mon plaisir net. J'ai vu de mes yeux vu le ridicule dont je m'apprêtais à me couvrir moi-même. Quelle giffle. C'est quand même gênant. N'empêche, j'ai manqué la scène et ça m'a frustrée. Merde quoi, c'était une demande en mariage improbable super émouvante!
Néanmoins les gars, vous pouvez quand même vous laisser convaincre par votre douce d'aller voir le film car comme dirait le séduisant Bradley Cooper dans la vidéo, ce n'est qu'un film après tout, de quoi avez vous peur?!
Pour l'horaire du film dans un cinéma près de chez vous : http://www.cinoche.com/films/5455.
* Traduction : "Les mauvais garçons ne sont réellement que des mauvais garçons" et "Il ne craint pas de détruire votre amitié"...sous entendu "en couchant avec vous" évidemment.
samedi 14 février 2009
Bonne fête des amoureux!
Une petite nouveauté sur le web
À l'approche de la Saint-Valentin, une nouvelle émission de webtélé québécoise est apparue sur le net, mablonde.tv. La première émission à être diffusée sur le site web est composée de quatre petits sketchs de qques minutes, à la Un gars une fille. À découvrir au www.mablonde.tv (j'ai aussi ajouté le lien dans la colonne de droite prévue à cet effet)!
"Ma blonde m'en fait vivre de toutes les couleurs.Mais ma blonde peut tout se permettre parce que ma blonde c'est
ma blonde !Et toi ta blonde ? Elle est comme la mienne ?"
vendredi 6 février 2009
Doublement out
J'ai appris quelque chose de très perturbant aujourd'hui concernant les in et les out en 2009 dans l'édition du printemps de People Style Watch (ben oui, c'est moi la pire, j'ai acheté la revue!). En 2009, le Canada et les lignes terrestres, i.e. vos téléphones résidentiels, sont complètement out. Ouch, je suis désespérément out, je ne possède même pas de cellulaire!
Consolation : mes bottillons (achetés en 2008) sont très in et la petite veste que je voulais depuis longtemps et que j'ai eue en solde dernièrement (mais c'est vraiment une 2008), est encore tolérable. Ouf!
Consolation : mes bottillons (achetés en 2008) sont très in et la petite veste que je voulais depuis longtemps et que j'ai eue en solde dernièrement (mais c'est vraiment une 2008), est encore tolérable. Ouf!
Le meilleur burger de ma vie!
Hier midi, j'ai dégusté rien de moins que le meilleur hamburger de ma vie! Steak de thon (style sushi) au sésame saisi à point et petite verdure avec vinaigrette asiatique entre deux pains égalent un pur délice! Sans oublier un accompagnement aussi savoureux que le plat principal : un bol de frites de patates douces. Le meilleur "fast food" de ma vie je vous dis! Bon, c'est très cher, mais ça a valu le coup.C'est où? Au m : brgr, rue Drummond, au centre-ville de Montréal. C'est l'endroit tout désigné pour manger un hamburger original, un macaroni au fromage à la truffe ou un pâté chinois frit, tous plus fancys les uns que les autres. L'ambiance et le décor design sont aussi sympas que la bouffe. À découvrir! (Mais attention aux prix, je vous aurai prévenus.)
http://www.mbrgr.com/french/
mercredi 21 janvier 2009
C'est pas original, mais c'est dans l'air!

La famille Obama au jour J (photo copyright AFP)
S'il y a un endroit où j'aurais voulu être en cette année 2009, c'est au Capitole de Washington hier, le 20 janvier. J'aurais voulu pouvoir palper l'émotion sur place et prendre part à la célébration du nouveau président des États-Unis. Cette assermentation a de spécial pour moi qu'elle est tout d'abord la première qui m'intéresse, j'accuserai le découragement le plus total pour celle d'il y a quatre ans et la jeunesse pour les précédentes. Ensuite, rarement dans ma vie (pour ainsi dire jamais) ai-je été témoin d'un tel sentiment d'espoir qui parcoure et mobilise le monde entier. L'espoir d'un monde meilleur, l'espoir qu'il n'est point de fatalité, une foi en la volonté et la possibilité de changer et même, l'envie de faire partie du changement.
Durant la cérémonie d'hier (que je n'ai malheureusement pu voir en direct, merci au site Internet de Radio-Canada!), à plusieurs moments j'ai été émue, mais l'amour que Barack Obama porte d'une façon si évidente à sa femme m'a particulièrement touchée. Ça fait du bien de voir enfin un homme politique avec autant de charisme, avec une sensibilité, une facilité à sourire, combinée à une force de caractère, une droiture et un leadership incontestables. Il faut dire que de notre côté de la frontière, ça fait longtemps qu'on a pas été gâtés question charisme et leadership!
On assiste présentement à une Obamamania et une frénésie joyeuse : on n'entend parler que de ça, partout, tout le temps. De l'autre côté, il y a une écoeurantite aigüe qui se développe. Je peux comprendre que l'acharnement des médias sur n'importe quel sujet d'actualité peut souvent être lourd, mais comme je disais hier à une amie, j'aime autant entendre parler d'Obama pendant des semaines que de Julie Couillard! Au moins, il s'agit d'un événement. J'ai lu dans le journal Métro hier la lettre ouverte de quelqu'un qui en avait ras-le-ponpon d'Obama et qui ne voyait pas pourquoi on en parlait autant avant qu'il soit président des États-Unis. Après tout, il n'a encore rien fait clâmait-il.
Tout le monde a droit à son opinion et je respecte ça, mais puisqu'il a publié la sienne, voici maintenant la mienne. Monsieur, vous pouvez ne pas monter dans le train de l'Obamamania, mais vous ne pouvez pas affirmer de Barack Obama qu'il n'a encore rien fait. Ce n'est pas rien que d'être le premier Afro-Américain à devenir président des États-Unis, c'est extraordinaire. C'est cela même qui donne un souffle d'espoir à plusieurs millions de gens tout autour de la planète. Comme il le disait dans son discours d'investiture, il accède aujourd'hui à la plus importante fonction d'un pays dans lequel on refusait le service au restaurant à son propre père il y a quelques décennies. Il a prêté serment sur la même bible que celui qui a abolit l'esclavage. C'est grandiose! Moi en tous cas, ça m'intéresse, ça m'émeut et ça m'inspire. Moi, ça me redonne foi en une humanité plus humaine. Hé oui! Ça fait drôle à dire, mais c'est quand même ça.
Bonne année 2009 à vous tous qui me lisez! Je tiens à vous remercier pour vos bons commentaires à propos de mon blogue qui me touchent toujours et qui arrivent souvent à des moment inattendus, alors que je n'ai pas beaucoup de temps à consacrer à ce petit plaisir.
lundi 10 novembre 2008
Mario Dumont...pu capab' !
Bon. Normalement, je me prononce pas trop sur la politique. Oui, j'ai affiché sur Facebook mon soulagement et mon émotion lorsque j'ai appris en direct à la télévision la victoire d'Obama aux élections américaines mardi dernier. Quand même, quel moment historique porteur de changement. On l'a déjà dit ad nauseam depuis, mais c'est un grand pas que viennent de franchir nos voisins américains. Et on se doit aussi de saluer leur capacité à "l'ouverture" malgré tout. Tous ne peuvent pas se vanter d'en arriver là en partant d'aussi loin, et ce, en l'espace de quarante ans.
Les présidentielles américaines passées, nous nous retrouvons Québécois pour la troisième fois consécutive en élections. Et nous nous faisons à nouveau bombarder de discours politiques, de promesses électorales, de débats sur la place publique interminables... Personnellement, j'en ai marre. Mais je pense que ce qui me décourage le plus en ce moment, c'est les déclarations de Mario Dumont*. Pu capab' ! Ce matin aux nouvelles, je l'entendais clamer à propos du cours d'Éthique et de culture religieuse que l'imposition d'un tel cours pour les élèves du primaire au Québec était une négation de notre identité québécoise et de son histoire. Qu'au nom de la sauvegarde de l'identité québécoise, on devait prôner l'intégration plutôt que "l'idéologie du multiculturalisme".
Loin de moi l'idée de vouloir débattre de la place du cours d'Éthique et de culture religieuse, que j'estime pour ma part tout à fait inoffensif bien que je n'en connaisse pas le contenu réel, et loin de moi également l'idée de rouvrir un débat sur les accommodements raisonnables, mais il me semble que quand Mario Dumont parle de ce cours - et je cite - comme d'un "recul" pour la nation québécoise, c'est lui qui fait arriéré longtemps! Je ne pense pas que de cultiver l'ouverture d'esprit en 2008 soit synonyme de négation de sa propre culture. La définition de sa propre identité passe systématiquement par le contact que nous avons avec les autres, tant au niveau personnel qu'au niveau culturel.
Je ne suis peut-être pas calée en politique, mais mon opinion compte autant que celles de tous ceux qui prennent tribune. Je pense qu'en tant que société, nous n'avons pas besoin de quelqu'un aux propos aussi puristes comme leader. L'extrémisme, sous quelque forme que ce soit, me donne la chair de poule. Out, Mario Dumont. Ça fait trop longtemps qu'il se regarde le nombril.
L'autobus des journalistes qui suivent la campagne de l'ADQ a emboutit l'autobus du chef du Parti libéral en quittant l'Assemblée nationale à Québec mercredi dernier lors du lancement de la campagne électorale. Bravo! Ça part sur les chapeaux de roue!
*Pour ceux qui habitent hors de la belle province, c'est le chef du parti de l'Action démocratique du Québec et qui propose un Québec non indépendant mais "autonome".
Les présidentielles américaines passées, nous nous retrouvons Québécois pour la troisième fois consécutive en élections. Et nous nous faisons à nouveau bombarder de discours politiques, de promesses électorales, de débats sur la place publique interminables... Personnellement, j'en ai marre. Mais je pense que ce qui me décourage le plus en ce moment, c'est les déclarations de Mario Dumont*. Pu capab' ! Ce matin aux nouvelles, je l'entendais clamer à propos du cours d'Éthique et de culture religieuse que l'imposition d'un tel cours pour les élèves du primaire au Québec était une négation de notre identité québécoise et de son histoire. Qu'au nom de la sauvegarde de l'identité québécoise, on devait prôner l'intégration plutôt que "l'idéologie du multiculturalisme".
Loin de moi l'idée de vouloir débattre de la place du cours d'Éthique et de culture religieuse, que j'estime pour ma part tout à fait inoffensif bien que je n'en connaisse pas le contenu réel, et loin de moi également l'idée de rouvrir un débat sur les accommodements raisonnables, mais il me semble que quand Mario Dumont parle de ce cours - et je cite - comme d'un "recul" pour la nation québécoise, c'est lui qui fait arriéré longtemps! Je ne pense pas que de cultiver l'ouverture d'esprit en 2008 soit synonyme de négation de sa propre culture. La définition de sa propre identité passe systématiquement par le contact que nous avons avec les autres, tant au niveau personnel qu'au niveau culturel.
Je ne suis peut-être pas calée en politique, mais mon opinion compte autant que celles de tous ceux qui prennent tribune. Je pense qu'en tant que société, nous n'avons pas besoin de quelqu'un aux propos aussi puristes comme leader. L'extrémisme, sous quelque forme que ce soit, me donne la chair de poule. Out, Mario Dumont. Ça fait trop longtemps qu'il se regarde le nombril.
Un baume sur ma frustration :
L'autobus des journalistes qui suivent la campagne de l'ADQ a emboutit l'autobus du chef du Parti libéral en quittant l'Assemblée nationale à Québec mercredi dernier lors du lancement de la campagne électorale. Bravo! Ça part sur les chapeaux de roue!*Pour ceux qui habitent hors de la belle province, c'est le chef du parti de l'Action démocratique du Québec et qui propose un Québec non indépendant mais "autonome".
Pour des 5 à 7 hors de l'ordinaire
Je suis allée pour la première fois aux Nocturnes du Musée d'art contemporain de Montréal vendredi dernier, événement ayant lieu tous les premiers vendredis du mois, de 17hrs à 21hrs. Le hall d'entrée y est transformé en bar qui vous offre de délicieux et originaux cocktails à siroter entre amis avant d'aller visiter les expositions à l'étage supérieur dans une ambiance décontractée. On vous offre même une performance live d'un groupe de l'heure à voir dans la salle de concert, qui contient 700 personnes, ou sur l'écran géant dans le hall-devenu-bar. Un concept original qui semble avoir fait ses preuves puisque je n'ai jamais vu autant de monde au MACM! (Ça veut dire attention, files d'attente à prévoir, mais ça vaut le coup.) De plus, ça casse l'image austère que les plus réticents pourraient avoir par rapport musée d'art. J'en ai évidemment profité pour visiter la très médiatisée exposition Sympathy for the devil, où l'art et la musique rock se mélangent savamment jusqu'à s'inter-influencer. Une trame de fond qui m'a rappelé tout au long de l'exposition celle de Warhol Live, présentée en ce moment au Musée des beaux-arts de Montréal. Toutefois, les deux expositions sont très différentes et se complètent bien. La thématique demeure captivante. Je n'ai pas eu le temps de visiter les deux nouvelles expositions qui avaient ouvert la veille, dont Idées de paysage / Paysages d'idées II, mais j'ai déjà hâte de le faire lors du prochain premier vendredi du mois au MACM...
Le prix d'entrée est le même qu'en semaine. Pour plus d'information : http://www.macm.org/fr/calendrier/47.html.
samedi 25 octobre 2008
Ah Paris!
J'ai été au cinéma cette semaine voir le film Paris du réalisateur Cédric Klapisch (L'Auberge espagnole, Les Poupées russes) mettant (encore) en vedette Romain Duris et la très jolie Juliette Binoche. J'ai adoré ce film à la fois profond et léger, parsemé d'émotions et de petits plaisirs. C'est l'histoire de Pierre, un jeune homme qui apprend qu'il ne lui reste que quelques semaines à vivre à moins d'avoir une transplantation cardiaque. Confiné dans son appartement (quel appartement! bordé par le mythique cimetière Père Lachaise et duquel on voit tout Paris, de la Tour Eiffel jusqu'à la Tour Montparnasse en passant par Notre-Dame), il prend plaisir à regarder les gens vivre depuis son balcon. C'est ainsi qu'on entre, le temps de quelques jours, dans la vie de ces gens qu'il observe et dont les destins se croisent. Je crois que pour pleinement apprécier ce film, il faut aimer et connaitre Paris car en réalité, c'est elle qui tient le premier rôle. C'est cette magnifique ville qui porte les personnages, qui nous entraine dans l'ambiance chaleureuse de ses différents quartiers et qui donne vie au film.
Ma scène préférée : Pierre est sur son balcon par un jour frais d'automne, à regarder Paris s'agiter autour de lui. Il tient dans ses mains un café chaud qui embaume et réconforte. Il semble bien. Il porte distraitement le café à ses lèvres, puis, riant de son réflexe, y renonce. Il retourne à l'intérieur et jette le café, sans y avoir touché, dans l'évier*. J'ai aimé combien cette scène silencieuse était parlante. Comment elle décrivait à la perfection un moment de bonheur. Le bonheur qui se retrouve dans les petits plaisirs, les plus simples, comme celui de tenir un café chaud entre ses mains par une journée fraîche. Le genre de bonheur qui me rejoint en tous cas.
Public québécois attention : c'est vraiment un film "français" qui, comme je m'amuse à le dire, se termine comme si le réalisateur avait manqué de pellicule pour la suite. Un genre de tranche de vie quoi! ;-) Pour plus d'infos, cliquez sur l'affiche du film dans la barre verticale de droite.
*Pour ceux qui n'auraient pas compris pourquoi il ne boit pas le café, il est cardiaque...
Ma scène préférée : Pierre est sur son balcon par un jour frais d'automne, à regarder Paris s'agiter autour de lui. Il tient dans ses mains un café chaud qui embaume et réconforte. Il semble bien. Il porte distraitement le café à ses lèvres, puis, riant de son réflexe, y renonce. Il retourne à l'intérieur et jette le café, sans y avoir touché, dans l'évier*. J'ai aimé combien cette scène silencieuse était parlante. Comment elle décrivait à la perfection un moment de bonheur. Le bonheur qui se retrouve dans les petits plaisirs, les plus simples, comme celui de tenir un café chaud entre ses mains par une journée fraîche. Le genre de bonheur qui me rejoint en tous cas.
Public québécois attention : c'est vraiment un film "français" qui, comme je m'amuse à le dire, se termine comme si le réalisateur avait manqué de pellicule pour la suite. Un genre de tranche de vie quoi! ;-) Pour plus d'infos, cliquez sur l'affiche du film dans la barre verticale de droite.
*Pour ceux qui n'auraient pas compris pourquoi il ne boit pas le café, il est cardiaque...
Andy Warhol au MBAM
Le 25 septembre dernier, j'ai été voir la nouvelle exposition Warhol live qui ouvrait au Musée des beaux-arts de Montréal et j'ai beaucoup aimé l'approche du musée face à l'oeuvre de Warhol. En effet, l'exposition explore la place omniprésente qu'a pris la musique, la danse et même la télévision dans le travail de l'artiste. Organisée telle une chronologie de sa vie, l'exposition nous entraine de salle en salle vers des décors toujours plus surprenants les uns que les autres, permettant aux visiteurs de s'imprégner de l'état d'esprit dans lequel Warhol aimait créer. Ne connaissant que les oeuvres les plus connues de ce pionnier du Pop Art, c'est avec plaisir que j'ai découvert l'impressionnant panel de ses réalisations colorées, l'effervescence et le glamour qui semblaient agrémenter sa vie et qui ont influencé sa création.
Mes coups de coeur dans l'expo : la salle qui représente la Silver Factory, atelier new-yorkais où l'artiste produisit des oeuvres en série et qui servait également de studio d'enregistrement et de tournage. Il y organisa plusieurs fêtes mondaines courrues par les gens les plus branchés de la Grosse Pomme. Un autre must, la salle qui nous transpose directement dans les années 70 avec en son centre un gros divan circulaire flanqué de confortables coussins n'invitant qu'à s'y laisser choire, des projections psychédéliques de toutes les couleurs dans la pièce et de la musique du groupe The Velvet Underground mur à mur.Au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu'au 18 janvier 2009. Pour plus d'infos : http://www.mbam.qc.ca/micro_sites/warhol/index_fr.html
samedi 4 octobre 2008
Frustration futile
Dans un ordre d'idées vraiment plus futil que le précédent, hier soir j'ai croisé Grégoire, l'ancien candidat de l'émission Occupation Double, dans un café. Vraiment, il y a un genre de personne qui me revient pas, et c'est ben plate pour lui (quoi qu'il doit s'en foutre éperdument), mais il est en plein dedans. Il arrive au café, commande au commis "la même chose que d'habitude" en parlant bien entendu plus fort que tout le monde et en agissant comme s'ils avaient élevé les cochons ensemble pour que de 1) on le remarque et on dise "wow! c'est Grégoire" et que de 2) on sente que c'est un habitué du Café Dépôt coin Saint-Laurent/Prince-Arthur (c'est vrai que c'est terriblement édifiant). Jusque là, passe.Je commande juste après lui une infusion qui ne nécessite de la part du commis que de mettre de l'eau chaude dans une tasse, je paie mes 2,07$ avec 2,25$ et je reprends le change, un gros 18 cents. Ben cibole, le Grégoire dit au commis "heille bonne soirée en tous cas, j'espère que tu pogneras pas juste du monde cheap de même" et ajoute, à l'attention de la fille qui l'accompagnait "moi le monde cheap qui reprennent leur change pour un café pis qui laissent pas de tip là...pas capable".
?!?! C'EST QUOI TON ESTIE DE PROBLÈME ?!?! Y a tu quequn qui t'a sonné face à claques?! Non mais premièrement, c'est quoi le powertrip d'insulter le monde gratuitement de même?! Et deuxièmement, j'ai rien contre laisser du tip, mais je ne me qualifierai pas de cheap quand je me rends moi-même au comptoir commander de l'eau chaude à un commis et que - ô super - il fait sa job. Bon, c'est vrai qu'il devait baver devant la perspective d'empocher mes 18 cents.... (!!!)
Je sais, je lui donne plus d'importance qu'il n'en mérite, mais ça m'a mis le feu au &#$ cette histoire...
Je stresse franchement pour rien
Récemmment, je discutais avec une amie. Étudiante à l'université et au Québec depuis trois ans, elle est originaire d'Afrique. Elle me racontait qu'aux vacances des Fêtes, elle retournerait dans son pays pour la première fois depuis son départ. Elle était évidemment très excitée et avait on ne peut plus hâte de revoir parents et amis. Toutefois, m'expliquait-elle, puisqu'elle n'avait pas encore la citoyenneté canadienne, elle était un peu laissée à elle-même une fois là-bas. Son pays étant dans un climat tendu, s'il se déclenchait un problème lors de son séjour, elle ne pourrait pas s'en remettre à l'ambassade canadienne et risquait d'être "coincée" là-bas. Un peu abasourdie, je lui ai demandé si cette situation la stressait, puisque moi, juste à l'écouter, j'étais angoissée. Elle m'a répondu que non. Elle n'était pas vraiment stressée car la guerre, elle connaissait, pour l'avoir déjà vécu. Ce qu'elle craignait cependant, c'était d'être en retard pour la rentrée des cours en janvier si la guerre éclatait là-bas.
Belle leçon d'humilité. Ça m'a permis de voir plus loin que mon propre nombril et réaliser, encore une fois, à quel point je suis privilégiée. Et combien certaines personnes ont une force qui leur paraît peut-être ordinaire, mais qui, pour moi, est extraordinaire.
Belle leçon d'humilité. Ça m'a permis de voir plus loin que mon propre nombril et réaliser, encore une fois, à quel point je suis privilégiée. Et combien certaines personnes ont une force qui leur paraît peut-être ordinaire, mais qui, pour moi, est extraordinaire.
Inscription à :
Articles (Atom)
