lundi 10 novembre 2008

Mario Dumont...pu capab' !

Bon. Normalement, je me prononce pas trop sur la politique. Oui, j'ai affiché sur Facebook mon soulagement et mon émotion lorsque j'ai appris en direct à la télévision la victoire d'Obama aux élections américaines mardi dernier. Quand même, quel moment historique porteur de changement. On l'a déjà dit ad nauseam depuis, mais c'est un grand pas que viennent de franchir nos voisins américains. Et on se doit aussi de saluer leur capacité à "l'ouverture" malgré tout. Tous ne peuvent pas se vanter d'en arriver là en partant d'aussi loin, et ce, en l'espace de quarante ans.

Les présidentielles américaines passées, nous nous retrouvons Québécois pour la troisième fois consécutive en élections. Et nous nous faisons à nouveau bombarder de discours politiques, de promesses électorales, de débats sur la place publique interminables... Personnellement, j'en ai marre. Mais je pense que ce qui me décourage le plus en ce moment, c'est les déclarations de Mario Dumont*. Pu capab' ! Ce matin aux nouvelles, je l'entendais clamer à propos du cours d'Éthique et de culture religieuse que l'imposition d'un tel cours pour les élèves du primaire au Québec était une négation de notre identité québécoise et de son histoire. Qu'au nom de la sauvegarde de l'identité québécoise, on devait prôner l'intégration plutôt que "l'idéologie du multiculturalisme".

Loin de moi l'idée de vouloir débattre de la place du cours d'Éthique et de culture religieuse, que j'estime pour ma part tout à fait inoffensif bien que je n'en connaisse pas le contenu réel, et loin de moi également l'idée de rouvrir un débat sur les accommodements raisonnables, mais il me semble que quand Mario Dumont parle de ce cours - et je cite - comme d'un "recul" pour la nation québécoise, c'est lui qui fait arriéré longtemps! Je ne pense pas que de cultiver l'ouverture d'esprit en 2008 soit synonyme de négation de sa propre culture. La définition de sa propre identité passe systématiquement par le contact que nous avons avec les autres, tant au niveau personnel qu'au niveau culturel.

Je ne suis peut-être pas calée en politique, mais mon opinion compte autant que celles de tous ceux qui prennent tribune. Je pense qu'en tant que société, nous n'avons pas besoin de quelqu'un aux propos aussi puristes comme leader. L'extrémisme, sous quelque forme que ce soit, me donne la chair de poule. Out, Mario Dumont. Ça fait trop longtemps qu'il se regarde le nombril.

Un baume sur ma frustration :
L'autobus des journalistes qui suivent la campagne de l'ADQ a emboutit l'autobus du chef du Parti libéral en quittant l'Assemblée nationale à Québec mercredi dernier lors du lancement de la campagne électorale. Bravo! Ça part sur les chapeaux de roue!

*Pour ceux qui habitent hors de la belle province, c'est le chef du parti de l'Action démocratique du Québec et qui propose un Québec non indépendant mais "autonome".

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