samedi 29 mars 2008

La broue dans l'toupet prise 2

Je sais, je sais, ça doit bien faire 3 semaines que je n'ai pas publié sur mon blogue! Comme l'indique le titre, je suis un peu dépassée par les événements ces temps-ci (pour mes lecteurs français, c'est ce que "avoir la broue dans le toupet" signifie). Que voulez-vous, ce n'est pas facile être une femme aussi occupée et en demande (oui, riez)!

J'ai perdu ma sagesse...
Je vous avais promis un texte sur mes aventures avant, pendant et après l'extraction de mes quatre dents de sagesse, mais je dois avouer que j'ai été déçue de constater à quel point ça ne m'inspirait rien. Ou était-ce la douleur? À part le fait que j'aurais grignotté la belle chaise en cuir neuve du dentiste tellement j'étais stressée, c'est plutôt banal comme événement. Après tout, le trois quart des gens ont déjà vécu ça un jour avoir l'air d'un écureuil qui vient de faire ses provisions, manger mou pendant 2 semaines et en profiter pour écouter Grey's Anatomy en raffale.

Ce qui m'a le plus marquée dans l'expérience, c'est le sédatif intraveineux. Parce que, afin d'éviter de mordre la chaise, on m'a offert un calmant. Mais j'étais loin de m'imaginer qu'on me brancherait un soluté dans le bras, des tubes à oxygène dans le nez, un moniteur cardiaque sur la poitrine et un instrument qui prend la pression toutes les 5 minutes sur l'autre bras! J'ai regretté de pas avoir pris un calmant avant qu'on m'administre le calmant!! J'étais tellement stressée que j'étais persuadée que leur machin intraveineux ne fonctionnerait pas. Que j'aurais le doux privilège, en plus d'être branchée de toutes parts, d'être pleinement consciente qu'on m'arrache quatre molaires qui s'accrochent pour rester en place.

Après une première injection, tous les muscles de mon corps se sont mis à picotter et les tuiles du plafond à bouger, mais mon cerveau était convaincu qu'il était trop fort pour succomber. Après une deuxième injection, c'est fou comme les choses vont vite et comme on devient zen, pour ne pas dire légume. Je me souviens à peine de ce qui s'est passé durant l'intervention. Et après avoir pris les antidouleurs prescrits, j'étais tout simplement euphorique. Je pourrais conclure en disant que ce fut (presque) agréable sur le coup, mais les deux semaines qui suivirent furent un peu plus pénibles et m'ont considérablement ralentie. Voilà donc où j'en suis.

1 commentaire:

Unknown a dit…

euphorique? Ton calmant devait être meilleur que celui que j'ai eu alors!! lol